Ces substances que nous cachent… les protections intimes

Une femme utilise plus de 10.000 serviettes hygiéniques, tampons et protège-slips au cours de sa vie. Mais savons-nous de quoi sont vraiment composées les protections intimes vendues dans le commerce ?

Rédigé par Elodie, le 20 Jul 2018, à 17 h 00 min

Tampons : le syndrome de choc toxique

Les femmes ont commencé à prendre conscience des problèmes liés à l’usage des tampons au début des années 1980. S’ils ne sont pas changés assez fréquemment ou s’ils sont trop absorbants, l’utilisation des tampons peut provoquer le syndrome de choc toxique (SCT).

Le syndrome de choc toxique

C’est une maladie rare mais grave qui frappe principalement les femmes menstruées de moins de 30 ans, qui utilisent des tampons. La maladie est liée à la présence d’une bactérie appelée Staphylococcus aureus qui diffuse des toxines dans le sang. Seules les personnes qui ont tous les symptômes comptent officiellement comme victimes du SCT. Cependant, il existe des cas de personnes présentant quelques-uns des symptômes, pouvant avoir une forme bénigne de la même maladie.
Voici les symptômes :

  • une fièvre soudaine et élevée, habituellement supérieure à 39°C ;
  • une baisse soudaine de la pression artérielle, pouls faible et rapide, pouvant provoquer un état de choc ;
  • des étourdissements et une sensation d’évanouissement (surtout en passant de la position couchée ou assise à la position debout) ;
  • de la diarrhée, des nausées et des vomissements ;
  • une éruption cutanée semblable à un coup de soleil sur les paumes des mains et les plantes des pieds, qui pèle ensuite ;
  • des maux de tête, de la désorientation (confusion) ;
  • des maux et douleurs généralisés(3).

Les premiers cas de SCT sont apparus lorsque l’on a introduit des fibres artificielles hyper-absorbantes, comme la viscose, dans les tampons. Pourtant, ce type de fibres est toujours utilisé de nos jours, mélangé à du coton.

Lauren Wasser, mannequin américain, a (à présent) perdu ses deux jambes après avoir contracté le Syndrome du choc toxique.

Pourquoi cette corrélation ?

Le tampon absorbe non seulement le sang des règles, mais également les sécrétions vaginales (lubrifiant et film protecteur de la paroi vaginale) et la flore intime (bactéries bénéfiques qui protègent l’appareil génital féminin des germes pathogènes).

Dépourvu de toute protection naturelle, l’organisme devient alors vulnérable au syndrome de choc toxique ainsi qu’aux infections, mycoses et irritations en tous genres. Un chiffre-clé : plus de huit millions de femmes souffrent d’irritations intimes en France.

Serviettes et tampons : les coupures dues aux fibres

Les fibres artificielles utilisées dans les tampons et les serviettes, telle la viscose, sont abrasives.

Lorsqu’un tampon s’allonge, il exerce une pression sur la région utérine, provoquant de petites coupures. On a trouvé des filaments de fibre de tampons dans les muqueuses vaginales et dans les trompes de Fallope qui conduisent à l’ovule. Certains chercheurs font même un lien avec le cancer du col de l’utérus. De même, certaines stérilités seraient attribuées à la présence de ces filaments dans les trompes de Fallope qui obstruent le passage des spermatozoïdes vers l’ovule.

Lire page suivante : l’impact écologique et les alternatives

Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...



Elodie est naturopathe... inutile de préciser qu'elle partage bien des valeurs mises en valeur ici ! En tant qu'éducatrice de santé, elle est convaincue que...

76 commentaires Donnez votre avis
  1. on nous donne vraiment nimportequoi dans ce monde, c’est à cause de toute ses petites choses que nous avons de plus en plus de problème.(maladies, infections, etc)tout ce que l’on touche ou ce que nous mangeons est toxique . si j’avais les gens qui fabrique autant de merde en face de moi je les fume , bande de salopard

Moi aussi je donne mon avis