Sondage – Êtes-vous bien informé·e sur les compléments alimentaires que vous consommez ?

En prévention de pathologie, pour renforcer les défenses naturelles, mieux vieillir ou encore pour avoir de beaux cheveux, ou encore améliorer le tonus, la ligne ou la souplesse, les compléments alimentaires font plein de promesses. Or, ils ne sont pas toujours anodins et peuvent interagir avec des médicaments.

Rédigé par Séverine Bascot, le 27 Sep 2022, à 9 h 08 min
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En France, une personne sur cinq consomme des compléments alimentaires majoritairement pour éviter de prendre des médicaments ou de tomber malade. Mais contrairement aux médicaments, les compléments alimentaires peuvent être mis sur le marché avec une simple déclaration auprès de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes).

C’est pourquoi il faut réellement faire preuve de prudence dans le choix et la consommation de ces produits : dans une récente étude, 60 millions de consommateurs pointait du doigt certains compléments alimentaires bien peu efficaces, voire dangereux !

Selon une enquête de la Répression des fraudes (DGCCRF), 60 % des vendeurs les plus importants de compléments alimentaires sur les places de marché en ligne étaient mensongers.
Ont été constatées ainsi la présence d’allégations de santé non autorisées telles que « L’ananas est un actif minceur naturel ». Certains opérateurs contrôlés avaientmême recours à au moins une allégation thérapeutique interdite, telle « Le kudzu permet de lutter contre les addictions », ou « L’huile de concombre traite les maladies psychiatriques ».

Compléments alimentaires : ce que dit la loi

Les allégations nutritionnelles et de santé sont encadrées par le règlement (CE) n° 1924/2006, applicable depuis le 1er juillet 2007, qui pose que seules les allégations figurant dans une liste fixée par l’autorité compétente sont autorisées. L’emploi d’allégation nutritionnelle ou de santé ne figurant pas dans la liste d’allégations autorisées est strictement interdit. Les allégations thérapeutiques sont quant à elles interdites.

Pour déterminer si une allégation nutritionnelle ou de santé peut être autorisée, elle est soumise à une procédure d’autorisation préalable, après évaluation par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). L’objectif est de s’assurer que l’allégation présente dans les communications à caractère commercial est compréhensible, pertinente et fondée sur des preuves scientifiques.

Or un taux d’anomalie est trop souvent constaté par exemple des allégations telles que : « L’ananas est un actif minceur naturel »,  « La dolomite favorise la fixation du calcium » ou« Le kudzu permet de lutter contre les addictions » – allégations fondées sur aucune preuve scientifique.

Pour contribuer au bien-être, les compléments alimentaires doivent  être utilisés à bon escient et adaptés aux véritables besoins de celle ou celui qui les consomment.

Pensez-vous être suffisamment informé·e sur les compléments alimentaires ?

 

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3 commentaires Donnez votre avis
  1. Je ne consomme pas du tout, je suis capable de bien cuisiner et manger pleins de salades, j’ai de la chance d’avoir un marché avec de producteurs locaux et de la nourriture en bonne qualité et frais, les prises des sangs sont parfaites.

  2. J’en prends depuis assez longtemps, et je m’en porte très bien.
    Toutefois, il est nécessaire de bien connaitre les labos ,
    et bien connaitre les raisons des prises.

  3. je n’en consomme pas du tout, donc il manque une case à cocher !

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