Sommeil : quand dormir à deux devient une épreuve

Dormir avec son partenaire, son enfant ou encore son chat peut être source de difficultés pour bien dormir. Des experts font le point sur le sujet à l’occasion de la Journée du sommeil.

Rédigé par Sybille de la Rocque, le 14 Mar 2017, à 10 h 45 min

Le sommeil est essentiel pour la santé, mais il peut être altéré par de nombreux facteurs. À l’occasion de la Journée du sommeil, l’Institut national du sommeil et de la vigilance met, cette année, un accent particulier sur les troubles liés au « dormir ensemble ».

Ronflements, chaleur, horaires : les Français sont souvent gênés pour bien dormir

La Journée du Sommeil se déroulera vendredi 17 mars. Pour les experts de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), c’est l’occasion de faire le point sur les habitudes, bonnes ou mauvaises, de sommeil des Français. Et cette année, l’organisme a décidé d’aborder une question qui est au coeur des nuits de nombreux Français : la cohabitation dans un même lit. Car si en 2017, 50 % des Français dorment en couple, pour un quart d’entre eux, cette situation engendre de grandes difficultés pour dormir.

Pour établir cette conclusion, l’INSV s’appuie sur une étude menée conjointement avec la complémentaire santé Mgen, qui révèle notamment que de nombreux Français sont gênés par le ronflement de leur partenaire, un problème qui toucherait 35 % d’entre eux, mais également par les bruits de respiration, les horaires de coucher ou de réveil qui peuvent être différents, ou encore la température sous la couette.

Observer son sommeil, un enjeu de santé publique

Le « dormir ensemble », tel que le qualifie l’INSV, concerne également les parents qui dorment avec leur enfant. En France, 25 % des Français ayant un enfant pratiqueraient le « co-sleeping » de manière plus ou moins occasionnelle, particulièrement lorsqu’il s’agit d’enfants âgés de 2 à 5 ans. « Le sommeil de l’adulte en est perturbé dans presque la moitié des cas », révèle l’Institut, qui confirme une fois de plus l’importance du respect des besoins de sommeil de chacun.

Savoir observer ses besoins de sommeil est également un enjeu de santé publique. Une récente étude, menée par la Fédération pour la recherche sur le cerveau, a montré que les troubles du sommeil qui apparaissaient vers l’âge de 50-60 ans pouvaient être symptomatiques de la maladie de Parkinson. Au cours de leurs recherches, les auteurs de cette étude ont découvert que ces troubles bien particuliers se manifestaient notamment par des cauchemars relativement violents, souvent accompagnés de cris, voire même de coups. Il semblerait, selon ces chercheurs, que pas moins de 80 % des personnes qui font ces types de cauchemars seront touchés par la maladie de Parkinson.

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