Sexualité : les conséquences inattendues de la Covid-19

Après le confinement, les célibataires veulent retrouver une vie sexuelle mais préfèrent ne pas prendre de risques pour leur santé.

Rédigé par Paolo Garoscio, le 6 Aug 2020, à 10 h 25 min

Le confinement généralisé de la population a été compliqué pour les célibataires : ils ne pouvaient plus voir leurs conquêtes, en faire de nouvelles ou tout simplement draguer. Leur vie sexuelle réduite à néant, sauf pour les rares ayant bravé l’interdiction de sortie, ils tentent d’en retrouver une avec le déconfinement. Mais la Covid-19 reste dans tous les esprits.

Après le confinement, le retour des activités sexuelles

Une enquête, commandée par le site de vidéos pornographiques Pornhub à l’institut iFop et publiée fin juin 2020, dévoile que 41 % des célibataires ont ressenti « un manque de sexe ». Un résultat logique puisque 87 % des célibataires interrogés par l’institut de sondage déclarent ne pas avoir eu de relations sexuelles durant les quatre semaines d’avril 2020. En comparaison, seuls 56 % des célibataires n’avaient pas eu de relations sexuelles en décembre 2019.

Après le confinement, du 11 mai au 12 juin 2020, la part des célibataires répondant ne pas avoir eu de relations sexuelles a chuté : 67 %. Un retour à une situation proche de la normalité, donc. Mais les habitudes ont changé.

Du sexe, oui, mais avec des gens de confiance

Le sondage Pornhub/iFop a donc interrogé les célibataires sur les personnes avec qui ils ont eu des rapports sexuels depuis le déconfinement. 25 % des célibataires interrogés déclarent avoir eu un rapport avec une personne avec laquelle ils avaient déjà couché. 7 % ont fait l’amour avec une personne qu’ils connaissaient d’avant le confinement mais avec laquelle ils n’avaient jamais couché auparavant et 6 % avec une personne connue durant le confinement, potentiellement sur Internet.

Appétit sexuel : les aliments qui le réveillent

La forte part des « ex » peut facilement s’expliquer par la notion de confiance. Ainsi, les Français intègrent désormais la Covid-19 dans leurs craintes de maladies liées à l’activité sexuelles. Si 31 % des interrogés ont « avant tout » peur des MST et IST, ils sont désormais 35 % à craindre à parts égales les MST, les IST et la Covid-19 lorsqu’ils prévoient d’avoir une relation sexuelle avec une nouvelle personne. Ils sont même 5 % à placer « avant tout » une contamination par la Covid-19 dans le classement de leurs peurs.

Illustration bannière : Sexe & Covid-19 : les célibataires rappellent leurs ex – © Photographee.eu
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Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

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