Scandale de l’été : des merguez au plastique, au métal et aux plumes

Dans un reportage de France Télévisions, on apprend que les merguez sont particulièrement surveillées par la Répression des Fraudes. Près de la moitié des merguez prélevées en 2017 sont jugées non conformes. Déjà en 2013, 60 millions de consommateurs alertait sur de possibles traces d’animaux non signalées sur l’étiquette, dont parfois du porc.

Rédigé par MEWJ79, le 21 Aug 2019, à 11 h 30 min

Les merguez font partie des aliments phares de l’été. S’il s’en vend 120.000 tonnes par an en France, elles ne sont pas toutes conformes à leur étiquette. Une équipe de France Télévisions a enquêté et révèle que certaines contiennent même du plastique, du métal ou des plumes.

Plastique, métal, plumes… des merguez impropres à la consommation

L’été rime avec barbecue ! Chaque année, 120.000 tonnes de merguez sont vendues en France. Mais France Télévisions révèle ce qu’elles peuvent contenir, et leurs conclusions passent l’envie d’en griller de nouvelles. En effet, l’enquête des journalistes démontre que certaines sont impropres à la consommation et sont composées de morceaux de plastique, de métal ou encore de plumes d’oiseaux(1)

Et ce n’est pas la première fois que les merguez sont ainsi épinglées : la répression des fraudes a observé en 2018 que deux sur trois ne sont pas conformes à l’étiquette. La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a retrouvé « des traces de colorants interdits ou dépassant les doses réglementaires » dans les merguez analysées.

Boucher traitant la viande dans une usine © David Tadevosian

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La présence de porc non signalée

Les merguez sont ainsi souvent passées au grill. Dans le détail, sur les 152 merguez prélevées en 2017, 62 sont jugées non conformes (40,7 %). Un petit peu mieux que l’année précédente, où 2 merguez sur 3 l’étaient. Dans un article de 2013, le magazine 60 millions de consommateurs expliquait que certaines merguez pouvaient contenir des traces d’animaux non signalées sur l’étiquette, dont parfois du porc(2).

Pour parvenir à ses conclusions, l’équipe de France Télévisions a fait analyser trois lots de merguez : un premier prix (6 euros le kilo), un lot de moyenne gamme (9 euros le kilo) et un lot provenant d’un boucher (12 euros le kilo). Les merguez premier prix n’étaient pas conformes. Et parmi les mauvaises surprises, les scientifiques ont découvert de la levure et des tissus lymphoïdes. Or, la merguez n’est normalement constituée que de chair de boeuf ou de mouton mixée avec des épices.

Illustration bannière : Des merguez prêtes à cuire – © EllyC

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Journaliste, je fais le grand écart entre football et littérature jeunesse.

1 commentaire Donnez votre avis
  1. Pour finir il faudrait nous dire ce qu’on peut manger ça serait plus facile !!!!

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