Des millions de litres de rosé espagnol vendus avec des étiquettes françaises

Grosse arnaque à l’heure de l’apéro : des millions de bouteilles de rosé espagnol ont été vendues avec des étiquettes françaises, plus vendeuses.

Rédigé par Paul Malo, le 11 Jul 2018, à 11 h 32 min

Comment est-ce possible ? Des millions de litres de rosé espagnol ont été vendus pour du vin français.

Des étiquettes (presque) françaises

Au total, selon une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), ce sont plus de 70.000 hectolitres de vin rosé espagnol qui auraient été vendus sous des étiquettes de vin français. Soit l’équivalent de dix millions de bouteilles…

vin rosé

Un petit rosé de Provence… de Malaga ? ©AnastasiaNess

Pourquoi une telle « francisation » du vin rosé, la star des vins d’été ? Tout simplement parce que, là où un vin rosé espagnol se vend 0,34 euros/litre, le rosé français se négocie 0,75 à 0,90 euros/litre. Une différence du simple au double qui aiguise les appétits. Si « des manquements graves » ont été relevés, « pouvant porter sur de grands volumes », « les contrôles ont montré que la réglementation était correctement appliquée dans la majorité des cas », tient à préciser la DGCCRF.

Le vin espagnol dans un cas de contrôle sur cinq

« Des vins espagnols étaient revendus en vrac en tant que ‘vin de France’ voire en usurpant un nom d’origine française protégée », a expliqué la DGCCRF. Dans près d’un établissement contrôlé sur cinq, le rosé présenté comme français était en fait espagnol. Sur les 743 établissements contrôlés, 22 % des établissements contrôlés présentaient une anomalie d’étiquetage, souvent en jouant sur le flou : des étiquettes arborant des drapeaux français, des fleurs de lys, des châteaux aux noms bien locaux, sans oublier  la mention « mise en bouteille en France », qui ne garantit en rien que le vin soit français.

Alors que la France est le deuxième producteur de vin au monde, la secrétaire d’État à l’Économie Delphine Gény-Stephann a demandé à la répression des fraudes de poursuivre régulièrement ses contrôles dans le secteur. Lorsqu’un cas de fraude est détecté, aux injonctions de mises en conformité succèdent les procès-verbaux, voire une procédure pénale pour tromperie.

Illustration bannière : Femme appliquant un anti-moustique – © Maridav
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3 commentaires Donnez votre avis
  1. En tant que spécialistes sur le vin rosé depuis des dizaines d’années, les Vins de Provence ne peuvent que se féliciter d’être le leader et la référence de la couleur dans l’esprit des professionnels et des consommateurs.
    Toutefois, il n’est pas admissible qu’un raccourci soit fait aujourd’hui entre les fraudes constatées sur le rosé et notre vignoble.
    Les volumes et les opérateurs pointés par la DGCCRF ne concernent aucunement les Vins de Provence.
    Nous vous demandons donc de modifier votre titre dans les plus brefs délais.

    Cordialement,

    Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence

  2. M MALO, je ne sais pas d’où vous tenez vos informations mais elles sont fausses ! Aucun vin de PROVENCE n’a été contrefait ! Ce sont des vins de table de France rosé qui étaient en fait espagnol. Votre titre racoleur est une diffamation pour les producteurs et les metteurs en marché de Vins de Provence qui font un travail formidable et obtiennent des résultats superbes à l’exportation. Évitez donc de salir leur réputation juste pour faire du buzz !!!
    Merci de modifier le titre de ce post rapidement.

  3. il n’y pas que le rosé malheureusement.

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