Retraite progressive : comment ça marche ?

Toucher une partie de sa pension tout en continuant à travailler : la retraite progressive devient l’option douce des fins de carrière. Voici les critères à respecter pour y parvenir…

Rédigé par , le 9 Jul 2026, à 10 h 30 min
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Assouplissements législatifs obligent, la retraite progressive connaît un succès grandissant en France. Quelles sont les règles pour réussir une transition douce vers la fin de la vie active ?

Un élargissement de l’accès au dispositif

Connaissez-vous le dispositif de retraite progressive ? Il permet aux actifs de réduire leur activité professionnelle en passant à temps partiel tout en percevant, en complément de leur salaire, une fraction de leur pension de retraite provisoire. Ce principe est désormais accessible dès l’âge de 60 ans à l’ensemble des statuts, y compris les fonctionnaires, les agents du service public ainsi que les professions libérales. On recensait près de 58 000 bénéficiaires au premier trimestre 2026. L’âge minimal pour y prétendre a été abaissé à 60 ans sous certaines conditions. De quoi offrir une alternative particulièrement attractive face au recul progressif de l’âge légal de départ à 64 ans.

Quelles sont les conditions cumulatives strictes à respecter : être âgé d’au moins 60 ans et justifier d’un minimum de 150 trimestres de cotisation, tous régimes confondus. La durée de travail doit représenter entre 40 % et 80 % d’un temps plein pour les salariés du secteur privé, et entre 50 % et 90 % pour les fonctionnaires. Les indépendants doivent justifier d’une baisse de revenus professionnels située entre 20 % et 60 %. Quant aux actifs travaillant déjà à temps partiel, ils peuvent également y accéder directement, sans que leur volume horaire n’ait à changer.

Le calcul de la retraite définitive

Le principal atout de la retraite progressive réside dans le maintien des droits sociaux et de la capitalisation pour la retraite future. En effet, le bénéficiaire continue d’accumuler des trimestres et des points grâce aux cotisations prélevées sur son activité partielle. De plus, le travailleur conserve les avantages liés à son entreprise, tels que les prestations du CSE, les tarifs de la mutuelle santé collective et l’alimentation de son compte épargne temps. Le principal inconvénient ? La nécessité d’obtenir l’accord de l’employeur pour passer à temps partiel. Heureusement, le silence de ce dernier valant acceptation après deux mois.

Loin de pénaliser le calcul final, la période passée en retraite progressive permet de majorer la durée globale de cotisation et d’augmenter le montant de la pension finale. Celle-ci sera définitivement fixée le jour du grand départ. Pour optimiser ses droits futurs, l’employé peut négocier avec son employeur une formule de « surcotisation ». Elle consiste à maintenir les cotisations vieillesse sur la base d’un salaire à temps plein, malgré la baisse effective des heures travaillées. Pour initier la démarche ou évaluer sa viabilité financière, utilisez les simulateurs dédiés et effectuez votre demande en ligne directement sur le portail de votre caisse de retraite.

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