Durée, plafond, montant… Que propose le nouveau congé naissance ?

Un nouveau congé de naissance concerne toutes les familles dont l’enfant est né ou a été adopté depuis le 1er janvier 2026.

Rédigé par , le 30 Jun 2026, à 12 h 12 min
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Un nouveau congé supplémentaire de naissance permet aux jeunes parents de prendre jusqu’à deux mois supplémentaires, rémunérés à hauteur de 70 ou 60 % de leur salaire. Mais à quelles conditions ?

Un congé pour un large public

Le nouveau congé supplémentaire de naissance entre officiellement en vigueur ce mercredi 1er juillet 2026. Instauré par la loi de financement de la Sécurité sociale, il a pour vocation de permettre aux parents de passer plus de temps auprès de leur enfant durant ses tout premiers mois, tout en favorisant l’égalité hommes-femmes et en répondant à la baisse de la natalité. Ce droit est individuel, strictement personnel et non transférable d’un parent à l’autre ; il concerne toutes les familles dont l’enfant est né ou a été adopté depuis le 1er janvier 2026.

Ce congé s’adresse à un très large public : salariés du secteur privé, agents contractuels de la fonction publique, demandeurs d’emploi, mais aussi les travailleurs indépendants et les professions libérales. Très flexible, il offre à chaque parent la possibilité de suspendre son activité pendant une durée d’un ou deux mois. Ce temps de repos peut être posé en une seule fois de manière continue, ou bien être fractionné en deux périodes distinctes d’un mois chacune, et doit impérativement débuter dans les 9 mois suivant la naissance (ou avant le 31 mars 2027 pour les enfants nés au premier semestre 2026).

Une rémunération dégressive

Sur le plan financier, ce dispositif remplace le salaire habituel par des indemnités journalières versées par l’Assurance Maladie. Pour les salariés, la rémunération est dégressive : elle s’élève à 70 % du salaire net de référence pour le premier mois, puis bascule à 60 % pour le second mois. Attention toutefois, cette indemnisation est encadrée par un plafond strict indexé sur le plafond mensuel de la Sécurité sociale (fixé à 4 005 €). Les travailleurs indépendants bénéficient quant à eux d’une formule d’indemnité forfaitaire calculée selon la même logique dégressive.

Pour pouvoir débloquer ce droit, les parents doivent impérativement avoir épuisé l’intégralité de leurs congés légaux de maternité, de paternité ou d’adoption. L’employeur ne peut pas s’opposer à cette demande, mais le bénéficiaire est tenu de respecter un délai de d’un mois pour le prévenir avant le début du congé (réduit à 15 jours s’il s’enchaîne immédiatement après le congé paternité). Par ailleurs, ces indemnités ne sont pas cumulables avec d’autres prestations, comme les allocations chômage, les indemnités maladie, ou certaines aides de la CAF telles que la PreParE ou le Complément de libre choix du mode de garde (CMG).




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