RecycleToCoin : l’appli blockchain pour lutter contre le plastique dans les océans

Blockchain Development Company, une nouvelle start-up, s’est lancée le défi de contribuer à fortement diminuer la pollution du plastique en mer en stimulant le recyclage du plastique par une appli utilisant la technologie de la blockchain.

Rédigé par Jean-Marie, le 25 Nov 2017, à 10 h 10 min

Vous appréciez ACDC ? Vous allez adorer BCDC : Blockchain Development Company (BCDC), une start-up britannique, a mis au point une application mobile, RecycleToCoin, basée sur la chaîne de blocs qui permet aux individus et aux entreprises de calculer et de compenser entièrement leur empreinte plastique chaque année. Un modèle qui s’inspire donc de celui de la compensation carbone et de la consigne, mais qui va plus loin grâce aux dernières avancées technologiques.

La pollution des océans par le plastique est en constante augmentation. Des millions de tonnes de plastique viennent s’ajouter aux mers du globe chaque année. On estime entre 4,8 et 12,7 millions de tonnes le volume de plastique qui finit chaque année dans les océans. Trouver des solutions innovantes est donc une urgence.

Avec RecycleToCoin, compensez votre empreinte plastique globale

Le but de l’application de BlockChain Development Company, appelée RecycleToCoin, est de récompenser les consommateurs qui recyclent les bouteilles en plastique en leur permettant de calculer leur « empreinte plastique globale » via un portail en ligne et de leur offrir des « jetons » ou une rémunération lorsqu’ils recyclent, leur permettant d’investir dans des actions durables.

RecycleToCoin bitcoin

Le système RecycleToCoin est une première mondiale, offrant au public une incitation de pointe pour recycler les déchets, en révolutionnant le système de la consigne traditionnellement destiné aux bouteilles en verre. RecycleToCoin offre une application mobile basée sur la chaîne de blocs, aux côtés des machines physiques et des points de collecte désignés, pour permettre la conversion de déchets recyclables en jetons BCDC.

Grâce à des partenariats avec des magasins partenaires, mais uniquement au Royaume-Uni à ce jour, ce système offre depuis septembre une incitation concrète à prendre soin de l’environnement. Les consommateurs peuvent ensuite utiliser leurs jetons pour financer des projets d’énergie renouvelable par exemple, à titre particulier, au Royaume-Uni, en Europe ou en Amérique.

L’utilisation de la technique de la chaîne de blocs (« blockchain » en anglais) permet d’assurer la totale transparence et la comptabilité complète de ces actions. Elle permet en particulier d’apporter la preuve aux participants que les fonds sont bien utilisés pour des projets anti-plastique et durables. Ainsi, chaque gain et utilisation d’un « jeton anti-plastique » offre l’assurance qu’on s’attaque bien à cette forme de pollution, une urgence quand on sait que l’humanité a déjà produit 9,1 milliards de tonnes de plastique.

Savez-vous combien de plastique est produit dans le monde à chaque seconde ?

BCDC fournit des services blockchain à une variété d’industries, avec l’ambition d’appliquer la technologie de la chaîne de bloc à d’autres enjeux environnementaux. La vidéo ci-dessous (en anglais) explique, en image, le fonctionnement de RecycleToCoin.

Le fléau du plastique dans les océans

Selon une étude de l’Université San Barbara de Californie, 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été produites à date dans le monde depuis 1950. Plus de la moitié de ce volume, soit 5,4 milliards de tonnes, a fini dans l’environnement. La production de plastique devrait augmenter de 28,7 milliards de tonnes d’ici 2050 avec 13,2 milliards de tonnes qui vont finir soit dans l’environnement, soit dans les océans. Selon la fondation Ellen MacArthur, si rien n’est fait dans les trois prochaines décennies, les océans contiendront plus de plastique que de poissons.

Les animaux ne sont pas les seuls à en souffrir. Une étude récente, pilotée par l’Université du Minnesota, vient de démontrer qu’on trouve des microplastiques dans l’eau du robinet partout dans le monde. C’est en Europe que la contamination est la moins forte. Malgré tout, ces microplastiques se retrouvent dans l’eau du robinet dans 72 % des cas. Et le nombre moyen de  fibres de microplastique retrouvées dans des échantillons de 500 ml est de 1,9 en Europe, et de 4,8 aux USA. Aux États-Unis, 94 % des échantillons sont souillés par le plastique !

Illustration bannière : Lutter contre le plastique dans les océans avec RecycleToCoin © Rich Carey
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Jean-Marie Boucher est le fondateur de consoGlobe en 2005 avec le service de troc entre particuliers digitroc. Rapidement, il convertit ses proches et sa...

1 commentaire Donnez votre avis
  1. Le block-chain présente des avantages et des inconvénients. Il n’est pas la solution au problème de l’accroissement des plastics en mer et de l’atteinte à l’intégrité des océans (la côte ou la pleine mer, ou en eau profonde…). Mais un élément de plus qui peut être un facteur de motivation. Le modèle équivalent existe déjà sur les plastics sur la terre. La Suède est le seul pays à ma connaissance où ce sont les consommateurs qui recyclent les emballages (bouteilles, canettes) en plastic laissés dans la nature, en ville ou dans les poubelles. En échange, ils vont recevoir des jetons par les magasins alimentaires soit en échange d’argent, soit des bons ou des jetons pour faire des achats. En France, on préfère légiférer et interdire les sacs en plastics jetables, les couverts jetables seront interdits à la vente en 2019… Si on compare cette innovation du block chain pour les plastics en mer, avec d’autres innovations sur la terre, on s’apercoi que dans le cas du changement climatique et de l’accord de Paris, par analogie cela peut être une ambition qui est difficile de mettre en place sur le court terme et il faudra faire du lobbie pour fixer un prix du carbone par ton, et aux USA, les entreprises préfèreront modifier leur processus en fonction de la science tout en gardant la performance économique, ils vont redoubler d’effort pour remplacer le gouvernement fédérale qui est sorti de l’accord (effectif en 2019)
    Vraiment, la protection de l’environnement passe d’abord pas la responsabilité, le respect des lois, le changement de comportement et l’usage de la science pour réduire les déchets à la source des approvisionnement que constituera toujours les surfaces de vente, et les emballages et moins je crois par les bases de données (big data ou block chain). Un plus grand effort d’innovation, de recherche et de développement est nécessaire de ce point de vu, car la conservation de l’environnement est d’abord une question de droit humain avant d’être technologique.

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