Réchauffement climatique : le confinement ne suffira pas

Malgré les nombreuses usines à l’arrêt et environ 3,4 milliards de personnes confinées sur la planète, la hausse des températures ne faiblit pas.

Rédigé par Aurélie Giraud, le 18 Apr 2020, à 7 h 55 min

L’équipe de la Nasa et de l’Université Columbia de New York, qui surveille le climat planétaire, a publié lundi 13 avril, une analyse des températures planétaires durant le mois de mars 2020. Le constat est sans appel, malgré le Covid-19, le mois de mars 2020 est l’un des plus chauds que la planète ait connu : le deuxième mois le plus chaud jamais enregistré depuis 1880(1)

Une hausse des températures qui se poursuit

Les scientifiques ont noté une hausse de 1,18°C de la température planétaire au mois de mars en comparaison à la moyenne calculée dans les années 1951/1980. Une hausse considérable qui confirme le réchauffement climatique.

Des températures élevées qui apportent des sécheresses de plus en plus longues © neenawat khenyothaa

Certaines régions de la planète sont plus épargnées telles que l’Atlantique Nord, le nord de l’Inde et le Pakistan mais aussi l’Antarctique et des régions de l’Atlantique Sud et du Pacifique Sud.
Cependant, le reste des différentes zones de la planète enregistrent une hausse des températures allant parfois jusqu’à 8,4°C au-dessus des moyennes climatologiques. La Russie, la Mer Caspienne et la côte Pacifique font partie des régions qui subissent les écarts les plus importants.

Selon les données enregistrées, le mois de mars de l’année 2020 fait partie des relevés thermométriques les plus chauds jamais relevés depuis 1880. Février 2020, février et mars 2016 sont les mois ayant connu des écarts plus importants que le mois de mars 2020.
Pour le prévisionniste Doug Smith : « Les dernières prévisions sur cinq ans suggèrent une poursuite du réchauffement, en concordance avec les niveaux élevés de gaz à effet de serre. Ces prévisions comportent des incertitudes, mais la plupart des régions devraient être plus chaudes ».

Impossible de respecter l’objectif climatique

Lors de l’Accord de Paris en 2015, 195 pays se sont donnés pour objectif d’agir face au changement climatique. Ils ont également décidé de maintenir l’augmentation de la température de la planète à un niveau inférieur à 2 degrés Celsius et de se rapprocher des 1,5 degré en comparaison à la période préindustrielle.

Toutefois, le graphique ci-dessus, publié par l’Université de Columbia montre qu’il sera très difficile, voire impossible, de ne pas dépasser les 2°C sans modifier en profondeur le modèle économique actuel. Pour rappel, nous avons déjà dépassé les 1,2°C.
La situation est également inquiétante dans l’Arctique puisque la rétraction de la banquise se trouve déjà en dessous de la moyenne.

L’impact du Covid-19

La crise du Covid-19 pourrait avoir un impact positif pour la planète avec une diminution considérable des émissions de gaz à effet de serre due au ralentissement de l’activité économique et de l’arrêt de certaines usines. L’impact devrait être plus important que celui observé lors de la crise de 2008-2009.

Cependant, les quelques mois de ralentissement de l’activité en relation avec le confinement ne suffiront pas. Les effets ne seront que provisoires. Pour espérer atteindre l’objectif que se sont fixés les États, il est impératif d’entamer la décarbonation de l’économie.

Il y a de fortes chances que 2020 puisse devenir l’année la plus chaude depuis le début de la tenue des registres en 1880 © Incredible Arctic

Pour répondre au défi climatique, 50 propositions de la Convention citoyenne pour le Climat ont été définies par 150 Français tirés au sort. Parmi elles, rénover 20 millions de logements, encourager des modes de transport moins polluants, limiter les espaces artificialisés, favoriser les circuits courts et freiner la surconsommation.

Illustration bannière : La Terre démarre à chaud en 2020 – © studiovin
Références :
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3 commentaires Donnez votre avis
  1. Madame, Monsieur,

    La mer contient 60 fois plus de CO2 que l’atmosphère. Elle en émet quand la température monte et elle en absorbe quand la température descend. C’est ainsi que la teneur en CO2 dépend de la température.

    D’autre part, si la teneur en CO2 continue à monter quand la majeure partie des usines du monde son à l’arrêt, c’est bien la preuve que l’Homme ne détermine pas la teneur en CO2 et donc la température.
    Ce site l’expliquera mieux que moi :
    contreveritesclimatiques.wordpress.com

  2. Bonjour Mme Giraud j’espère que vous aller bien en cette période compliqué, je viens vers vous pour vous demander sans être impolie pouvez-vous me donner des information sur l’image ( cône de glace avec notre planète ), et également le nom de l’éditeur. Si possible au plus j’en ai besoin pour un de mes articles, merci de votre compréhension et de votre temps. PS= portez-vous bien bisous.

  3. Bonjour madame,
    J’aimerais bien savoir si vous avez plus d’information à prpos de cette image, comme l’éditeur ou autre…
    Merci bien.

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