Propecia : le médicament contre la calvitie qui ne fait pas de miracle… bien au contraire

Le Propecia, en traitement contre la calvitie, est souvent décrit comme une pilule miracle pour soigner la chute des cheveux. Mais le médicament est accusé d’avoir des effets sur la libido des patients et d’entraîner des pensées suicidaires. Une dizaine d’hommes lancent une procédure judiciaire pour dénoncer ces effets secondaires.

Rédigé par MEWJ79, le 12 Mar 2019, à 11 h 40 min

Une dizaines de patients ayant pris du finastéride (vendu sous l’appellation commerciale Propecia) pour lutter contre la calvitie, vont lancer un référé contre MSD, le laboratoire qui commercialise ce médicament, car ils sont victimes d’effets indésirables irréversibles.

En justice pour dénoncer les effets secondaires d’un médicament contre la calvitie

Selon une information d’Europe 1, une dizaine d’hommes saisissent la justice pour dénoncer les effets secondaires du Propecia, un médicament contre la calvitie qui contient du finastéride(1).

Le médicament Propecia est désormais dans le collimateur de la justice © Raihana Asral / Shutterstock

Et pour cause, la prise de ce médicament entraînerait une baisse de libido, des problèmes d’érection qui peuvent se révéler irréversibles, ou encore des idées suicidaires. Or, il sont tout de même 30.000 hommes, chaque année en France, à prendre ce traitement et les plaignants estiment que 20 % des utilisateurs en seraient victimes.

Pour rappel, ce médicament est prescrit dans l’Hexagone depuis 1999 et un manque d’information avait déjà été pointé du doigt à deux reprises, en 2012 et en 2017, par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Pour l’ANSM, à partir de cinq milligrammes, le finastéride est susceptible d’entraîner chez le patient des dépressions et des changements d’humeur pouvant mener à des envies suicidaires.

Finastéride et Propecia : des alertes de la part des autorités sanitaires

Et ce n’est pas tout, l’Agence européenne des médicaments (EMA) avait, elle aussi, demandé une meilleure information sur les notices d’utilisation de ces produits, afin que patients et praticiens soient tous bien informés des risques.

De possibles troubles psychiatriques ont été ajoutés à la notice 2017. Le laboratoire américain se défend, arguant qu’en février 2019, une lettre a été envoyée à tous les médecins prescripteurs, afin de les alerter.

Mais pour l’avocat des victimes, Me Charles Joseph-Oudin, cela est insuffisant. Il s’est expliqué à la radio : « Le laboratoire et les autorités de santé ont tardé à informer les patients et les médecins ». Il va donc saisir la justice pour défaut d’informations de la part du fabricant du médicament, MSD, et a annoncé lancer une procédure judiciaire. 

La première audience aura lieu au mois d’avril au tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine). Enfin, d’autres patients constitueraient eux aussi des dossiers d’accusation. Des plaintes ont d’ailleurs déjà été déposées depuis plusieurs années aux États-Unis, au Canada ou en Israël.

Illustration bannière : Homme examinant sa chevelure – © cunaplus
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Journaliste, je fais le grand écart entre football et littérature jeunesse.

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