Épandage de pesticides près d’une école : le juge déçoit les familles

Après l’épandage de pesticides près d’une école en Nord-Gironde, la justice décide le non-lieu pour les vignobles en cause.

Rédigé par Pauline Petit, le 8 Sep 2017, à 11 h 42 min

En 2014, deux vignobles avaient épandu des pesticides près d’une école, ce qui avait causé des problèmes de santé chez les enfants. Une plainte a été déposée auprès de la justice contre les vignobles, qui a abouti hier au non-lieu.

Une plainte contre les vignobles ayant rendu les enfants malades se termine en non-lieu

Les défenseurs de la santé et de l’environnement girondins ne cachent pas leur déception face à cette décision. « On est extrêmement déçus par cette décision de justice, déçus pour l’environnement, pour les victimes, les enfants et l’institutrice, ainsi que les riverains qui affrontent ce problème de pesticides en Gironde », a déclaré à l’AFP Daniel Delestre, président de la Fédération des sociétés pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest (Sepanso).

Rappel des faits : Pesticides : mise en examen de deux châteaux en Gironde

La justice ne reconnaît pas l’intoxication des enfants aux pesticides

Les enfants et l’enseignante de l’école primaire de Villeneuve-de-Blaye avaient subi des malaises, des maux de gorge et des nausées à la suite de l’épandage de pesticides par les vignerons. Toutefois, la justice ne reconnaît pas les fautes : selon l’ordonnance, citée dans le journal Sud-Ouest, il est « permis de le soupçonner », mais « aucun élément objectif ne permet de l’assurer ».

Les vignobles en question avaient en effet épandu des produits phytosanitaires autorisés par la réglementation. Pour la justice, il n’y a donc pas lieu d’engager des poursuites. Pour autant, la décision rouvre le débat sur les limites autorisées entre les lieux d’accueil des enfants et les champs ou les vignes, où des pesticides sont épandus parfois de façon massive.

Illustration bannière Vignes © Alexandru Chiriac
Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...



J'ai travaillé dans différents organismes, tous liés de près ou de loin aux questions qui me passionnent : la consommation durable et l'alimentation. J'ai...

9 commentaires Donnez votre avis
  1. Et pourquoi n’y a t-il pas la composition des vins sur les étiquettes, comme pour les autres produits de consommation ? Réponse d’un intéressé: « parce qu’il n’y aurait pas assez de place sur l’étiquette ». Ca laisse perplexe !

  2. Du non sens ! Ces gens là ont-ils des enfants ? Je ne doute pas qu’ils réagiraient différemment s’ils étaient pollués ailleurs par d’autres produits. Mais se posent-ils vraiment des questions tant qu’ils ne sont pas atteints eux-même ?

  3. bonjour, Eh bien moi, je fais mieux, je ne bois que de l’eau qui est la seule boisson indispensable.

    On a de beaux discours sur l’écologie, mais il y a encore des gens qui brûlent des pneus des matelas etc qui polluent. Les pompiers et les gendarmes se rendent sur les lieux, mais comme ils connaissent le fils de propriétaire qui est ancien policier, il n’y a pas de sanction, ni rien. On leur dit simplement d’éviter.

    Certains agriculteurs épandent des pesticide au raz des ruisseaux alors qu’il y a une distance règlementaire, mais là aussi, malgré les avertissement, on laisse faire.

    Je connais un couple qui ont eu tous les deux un cancer, eh bien, vous le croirez ou pas, monsieur, sort sa pompe à sulfater, il met un masque et pulvérise ses thuyas chaque année. Il a des abeilles toutes proches.

    Il vent du miel et il écrit dessus « Miel naturel »…….

    Il y e encore beaucoup de gens hermétiques au simple bon sens.

    A la mer, ma soeur a comme voisin une petite copropriété de 4 maisons.
    Un retraité fait l’entretien de la cour et il passe du…. roundup, et il en passe chez ma soeur, par dessus la grille, et pourtant ce n’est pas une savane loin de là. Et on continue à laisser vendre ces saloperies. Et dans la Beauce, on pulvérise intensément les cultures.

    Entre les beaux discours et la réalité il y a un monde.

    Quant aux juges, soit ils sont dépourvus de bon sens, soit ils sont sous influence…

    Je me suis mis à faire un peu de jardin dans mon petit terrain, au moins, il n’y a pas ces saloperies.

  4. C’est grâce aux juges que l’écologie va progresser auprès de ces millions de familles françaises qui, à-priori, ne se préoccupent pas de ces choses. Des juges qui, dans leurs bulles, agissent en spectateurs – comme les journalistes, d’ailleurs -, persuadés qu’ils ne seront jamais atteints par ce que subit le vulgum pecus.
    Peu à peu, nos concitoyens vont prendre conscience du double langage des pouvoirs publics et de la justice ainsi que de la nécessité de protéger notre environnement.

  5. Il faut arrêter de boire du vin traité et boire du bio car si on ne se protège pas ce n’est pas la loi d’aujourd’hui qui va le faire, mais je ne comprends pas qu’il y ait des écoles si prêt des vignes où est donc passée la conscience humaine ? Je crois qu’il faudrait condamner les trois quart des êtres humains (si on peut encore leur laisser ce titre) qui polluent tous les jours de mille façons, a quoi bon condamner ce viticulteur il y en a partout comme lui, si on leur donnait une amende, avec le nombre, Macron pourrait boucher le trou dans le budget de la France en déficit

    • Attention, il y a vin bio et vin bio ! Il faut, de préférence, l’acheter directement au producteur qui respecte vraiment les normes ET quant à la culture de la vigne ET au moment de la « fabrication » elle-même du vin… qui sont deux choses bien différentes. Ne vous faites pas avoir !

  6. Même après un jugement pareil, les Français ne comprennent toujours pas quel est le but réel, c’est vraiment à désespérer…!

  7. La vie d’enfant n’a apparament pas de valeur pour ce juge. Si vous vous trouver dehors sous la pluie vous n’avez pas le droit de certifier que c’est l’eau des nuages qui vous mouille, seulement de douté.

  8. eh bien qu on envoye les juges sur ces vignes le jour du traitement avec leurs propres enfants: ils ne resteront pas cinq minutes; je l ai vécu et je peux vous dire que cela est insupportable;d ailleurs depuis je ne bois que du vin bio!Pour info le viticulteur etait lui hyper protégé: un vrai scaphandrier!!!

Moi aussi je donne mon avis