Vignoble bio : comment lutter contre la flavescence dorée ?

Rédigé par Annabelle, le 25 Apr 2014, à 12 h 05 min

Les viticulteurs bio se trouvent dans l’impasse : la flavescence dorée menace les vignobles, alors qu’il n’existe qu’un seul insecticide naturel pour l’enrayer. Le problème c’est que ce produit, bien que naturel, comporte des effets plus qu’indésirables…

Qu’est-ce que la flavescence dorée ?

La flavescence dorée est une maladie de la vigne aux conséquences pouvant être désastreuses pour le vignoble. Elle est en effet extrêmement contagieuse et aujourd’hui incurable chez la vigne. Un pied atteint peut en contaminer jusqu’à 10 autres l’année suivante.

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La flavescence dorée est due à une bactérie, un phytoplasme, transporté par une cicadelleScaphoideus titanus – un insecte piqueur-suceur qui se nourrit de la sève des vignes. Celui-ci allant de pied en pied pour se nourrir propage la maladie dans tout le vignoble.

La maladie se caractérise par des feuilles qui jaunissent chez les cépages blancs et des feuilles qui rougissent chez les cépages rouges. Les grappes de raisin flétrissent.

La législation française et européenne oblige les viticulteurs à lutter contre cette maladie. On parle alors de maladie « quarantaine ». Chaque année depuis 2002, un arrêté préfectoral émis par la DDT (Direction départementale des territoires) détermine les modalités de lutte contre la flavescence dorée. Aujourd’hui, plus de la moitié de la superficie du vignoble français est en zone de lutte obligatoire.

Un viticulteur condamné pour ne pas avoir traité ses vignes

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Emmanuel Giboulot. Photo : AFP

Vous avez peut être entendu parler pour la première fois de flavescence dorée en mars-avril 2014. En effet, l’affaire impliquant un viticulteur de Côte-d’Or a fait grand bruit.

Emmanuel Giboulot viticulteur qui travaille en biodynamie depuis les années 1970 a refusé de traiter ses 10 ha de vignes par conviction personnelle. Celui-ci encourait six mois d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende et a été condamné le 7 avril dernier à une amende avec sursis de 500 €. « Je ne me sens pas du tout coupable, c’est intolérable aujourd’hui d’être obligé de se masquer, d’être dans la peur quand on assume une position », avait-il déclaré à l’AFP à l’issue du délibéré. Il a décidé de faire appel.

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> suite : reconnaître les premiers symptômes de la maladie

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1 commentaire Donnez votre avis
  1. Si vous voulez rencontrer Emmanuel Giboulot, il sera présent au salon In Vin Bio Veritas le 18 mai à Jenzat (Allier).
    Il vous expliquera sa façon de travailler et vous fera découvrir sa production.
    Salon organisé par Le Vert et le Vin: http://levertetlevin.com/

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