Pièces automobiles de deuxième main : peu d’intérêt pour les garagistes

Le gouvernement a décidé, afin de lutter contre la multiplication des déchets et pour revaloriser une partie des pièces détachées des voitures, d’obliger les garagistes à proposer à leurs clients, des pièces détachées usées (vérifiées et contrôlées par des organismes indépendants) pour toute réparation. Les automobilistes paieront ainsi moins cher et s’en réjouissent, mais les garagistes ne sont pas convaincus par cette mesure.

Rédigé par Paolo Garoscio, le 22 Feb 2017, à 9 h 55 min

Le gouvernement a décidé, afin de lutter contre la multiplication des déchets et pour revaloriser une partie des pièces détachées des voitures, d’obliger les garagistes à proposer, à leurs clients, des pièces détachées usées (vérifiées et contrôlées par des organismes indépendants) pour les réparations. Les automobilistes paieront ainsi moins cher mais les garagistes ne sont pas convaincus par cette mesure.

Pièces détachées usagées : les automobilistes sont contents, les garagistes moins

L’obligation de vendre des pièces détachées de deuxième main est entrée en vigueur le 1er janvier 2017. Après un peu plus d’un moins et demi, Caréco, réseau de vente de pièces détachées et de voitures d’occasion, a réalisé une enquête auprès de 200 garagistes afin de savoir ce qu’ils pensaient de cette nouvelle obligation.

La réponse est claire : 81 % des garagistes n’y voient aucun intérêt économique pour eux. Les automobilistes, principaux concernés par la mesure puisque le coût d’une pièce d’occasion est moins cher que celui d’une pièce neuve, sont au contraire favorables à cette réforme. L’étude, publiée le 21 février 2017, montre en effet que que 66 % des Français ont entendu parler de cette réforme et 87 % estiment qu’il s’agit d’une bonne nouvelle.

Pièces automobiles de seconde main : aucun intérêt économique pour les garagistes

Si les garagistes ne sont pas opposés à la réforme, c’est qu’ils y voient la dimension écologique : 68 % des professionnels de la carrosserie estiment que l’obligation de proposer des pièces de rechange d’occasion est une bonne chose pour l’environnement. Mais pour ce qui est de la dimension économique de cette nouvelle obligation qui leur incombe, les avis sont beaucoup moins positifs.

Pour 52 % des interrogés par l’étude Caréco, il n’y a tout simplement aucun intérêt économique dans cette nouvelle obligation. Au contraire : pour 67 % il s’agit d’un investissement en termes de temps qui est trop important, 65 % considèrent qu’il pourrait y avoir des soucis avec la sécurité ou l’assurance du véhicule et 58 % pensent que les délais de livraison seront trop longs.

Illustration bannière © Minerva Studio – Shutterstock

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Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

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