Peut-on vraiment donner tous ses restes aux poules ?
Si les oiseaux omnivores que sont les poules sont d’excellents alliés pour réduire nos poubelles, leur système digestif impose quelques limites.

Quand on a des poules chez soi, ce n’est en général pas que pour les oeufs. C’est aussi pour leur utilité en termes de gestion écologique des déchets de cuisine. Encore faut-il concilier démarche écoresponsable et bien-être animal…
Un régime alimentaire équilibré
Bien que l’élevage de poules constitue en soi une bonne idée pour réduire les déchets alimentaires, il est crucial de ne pas les considérer non plus comme des poubelles de table. S’il est vrai que les poules sont capables de consommer une grande variété d’aliments, leur donner n’importe quel reste sans distinction peut gravement nuire à leur santé, et finir par compromettre leur équilibre biologique.
Certes, les poules sont des oiseaux omnivores. Mais leur alimentation idéale repose sur un équilibre strict : environ 70 % de céréales et 30 % de protéines (végétales et animales), complétés par de la verdure, des petits cailloux pour la digestion, et de l’eau. Une nourriture saine et disponible à volonté est indispensable pour couvrir leurs dépenses énergétiques quotidiennes, assurer la ponte et limiter le stress ou les comportements agressifs au sein du poulailler.
Des restes à intégrer au menu
De nombreux résidus de cuisine peuvent donc constituer d’excellents compléments à leur menu quotidien. Parmi eux figurent les fanes, les tiges et les épluchures de la plupart des fruits et légumes, les végétaux abîmés, ainsi que les restes cuits de féculents (pâtes, riz, pommes de terre), de légumineuses et d’oeufs.
Certains restes, bien que très appréciés des poules, doivent en revanche rester exceptionnels, car trop gras, trop salés ou trop sucrés. C’est le cas des croûtes de fromage, des poissons et crustacés cuits (qui peuvent d’ailleurs altérer le goût des oeufs) et du pain. Ce dernier n’apporte à vrai dire aucune valeur nutritionnelle réelle et favorise juste l’obésité des poules tout en créant des troubles digestifs.
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Des produits strictement toxiques
Attention : certains types d’aliments courants chez l’humain doivent être impérativement proscrits pour éviter une intoxication majeure. Cette liste noire comprend notamment les plats industriels, le café, l’alcool, les laitages, les agrumes, l’avocat, le chocolat, les Alliacées (oignons, poireaux), les aliments moisis, ainsi que la viande et le poisson crus.
Pour que les restes demeurent de simples friandises occasionnelles, il convient de les couper en petits morceaux ou de les transformer en pâtées épaisses, particulièrement utiles en hiver pour soutenir leur métabolisme. Quant aux légumes, ils peuvent par exemple être suspendus pour être picorés. Enfin, pour préserver l’hygiène et ne pas attirer de rongeurs nuisibles, tout aliment non consommé doit être impérativement retiré à la fin de la journée.
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