Pauvreté en France : les femmes isolées en première ligne

Selon le nouveau rapport annuel du Secours Catholique – Caritas France sur l’état de la pauvreté en France, la précarité ne cesse de s’aggraver, des femmes aux jeunes, sans oublier les migrants.

Rédigé par Paul Malo, le 8 Nov 2019, à 9 h 42 min

Le nouveau rapport annuel du Secours Catholique-Caritas France sur l’état de la pauvreté en France donne une photographie précise de la précarité dans l’Hexagone.

Les femmes et mères isolées, premières victimes de la précarité

Quel est l’état de la pauvreté en France ? Le Secours Catholique-Caritas France vient de dévoiler le 7 novembre son nouveau rapport statistique annuel sur l’« état de la pauvreté en France »(1).Cette édition 2019 comporte également une analyse détaillée de la situation des migrants en France et dans le monde. Qui se trouve en première ligne de la précarité ? Avant tout les femmes et les enfants : 56,4 % des personnes accueillies sont des femmes, dont 32 % des mères isolées. Les enfants représentent 46 % des personnes accompagnées.

En 2018, les 66.000 bénévoles de l’association ont accompagné 72.000 ménages, dont le niveau de vie médian ne s’élevait qu’à 535 € (soit 15 € de moins, en euros constants, par rapport à 2017). Le nombre de ceux ne percevant aucune ressource formelle ne cesse de croître. En hausse de dix points par rapport à 2010, ils représentent désormais un quart des personnes accompagnées. Le taux de chômage des personnes accueillies est sept fois plus élevé que celui de la population France entière. Dans ce contexte, le Secours Catholique s’inquiète tout particulièrement de l’impact de la mise en oeuvre de la réforme de l’assurance chômage.

Un fort taux de non-recours chez les migrants

La moitié de ces ménages (49,8 %) suivie par le Secours Catholique sont des familles avec enfants, « majoritairement des mères isolées, type de ménage le plus sensible à la pauvreté extrême ». Par ailleurs, la part des moins de 20 ans vivant dans un ménage sans ressources a été multipliée par 2,5 en huit ans. La pauvreté persistante frappe par ailleurs fortement les hommes seuls, alors que le Secours Catholique constate un vieillissement continu des personnes accueillies, en parallèle d’une préconisation croissante des jeunes adultes.

Quant aux nouveaux migrants, personnes et familles venant d’Afrique, du Moyen-Orient ou de l’Est de l’Europe, ils représentent aujourd’hui 6,4 % des personnes accompagnées en 2018, contre 1 % en 1999. Parmi les personnes sans papiers, au début des années 2000, les hommes seuls étaient plus nombreux que les familles. Mais depuis 2002, le nombre de familles a fortement augmenté. À noter que, parmi ces migrants, le taux de « non-recours » aux aides sociales auxquelles ils pourraient prétendre est bien plus élevé que la moyenne nationale.

Illustration bannière : Les femmes et mères isolées  sont les première victimes de la précarité © Discha-AS
Références :
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2 commentaires Donnez votre avis
  1. Une mère qui se retrouve seule avec des enfants, c’est certainement la situation la plus difficile. C’est compliqué d’avoir un emploi et d’aller amener et chercher les enfants à l’école. Il est question que la CAF serve d’intermédiaire pour récupérer les pensions alimentaires qui ne sont pas versées.

    Et aussi il faudrait que les enfants soient voulus, et qu’on soit en mesure de les élever, sans quoi on se trouve dans des situations difficiles. Il est difficile de se loger si on n’est pas suffisamment solvable, on donne beaucoup de droits au locataires, ce qui fait peur au propriétaire qui a peur de se retrouver piégé avec quelqu’un qui ne paie pas et qui s’incruste, et il doit faire des frais de justice pour récupérer son logement. Il faudrait revoir tout ça.
    quant aux migrants qui arrivent sans arrêt depuis plusieurs années déjà, il est certain qu’il y a des limites à tout. Et on se demande ce que font les gouvernants des pays qui se vident de gens qui viennent chez nous.

    A force de partager, il nous restera plus rien.

    Ceci dit malgré le chômage, il y a des emplois qui ne sont pas pourvus, notamment dans la restauration et autres. Les gens qui seraient prêts à prendre un emploi sont loin, ils auront du mal à trouver même un petit studio tant qu’ils n’auront pas un travail stable. Il faudrait que les employeurs puissent leur fournir un logement -genre petit studio- au moins pour commencer et à loyer très raisonnable. Et ce logement serait rattaché à l’emploi. Si on quitte l’emploi ou si on n’est pas gardé à la fin de l’essai, le logement doit être libéré de suite. Mais ça faciliterait les choses. Il faudrait aussi que le gouvernement prenne en compte cette aide à l’emploi que fait l’entreprise.

  2. Il y avait une époque: l’époque de ma grand-mère: elle parlait baies vitrées, des vitrines( plus elles était grande, plus il fallait payer)
    Nos dirigeants nous ont toujours exploités. Tous les jours un parasite se lève pour nous en… Voiture électrique aujourd’hui, demain retour à voiture diesel. FRANCAIS Réveillez vous!!!

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