Un nouveau label pour les EcoQuartiers

Rédigé par Annabelle Kiéma, le 9 Jan 2013, à 16 h 38 min

Une nécessaire reconnaissance

Le but premier d’un label de ce type est clairement de valoriser les « vrais » écoquartiers. Le ministère du logement parle même de dérives, avec la prolifération de quartiers qu’il qualifie « d’effet vitrine ». De nombreux projets proposent déjà de nouveaux modèles urbains, mais ils sont menés sans réel cadrage, qu’il soit politique ou d’autre nature. Certaines villes disposent même de quartier autoproclamés écoquartiers alors qu’ils ne répondent pas du tout aux objectifs énoncés par les véritables EcoQuartiers, et qui en outre « développent des territoires d’exception réservés à une élite, quartiers fermés, sans dialogue avec les territoires qui les entourent ».

Les quartiers répondant aux caractéristiques clairement définies par le gouvernement bénéficieront donc dès cette année d’une reconnaissance grâce au label.

Lors d’une visite sur le terrain, à Ris-Orangis ou elle annonçait officiellement le lancement du label EcoQuartier, la ministre du logement Cécile Duflot plaidait « le label permet de penser différemment la construction de la ville […] Il ne s’agit pas seulement de répondre aux grands enjeux de transition énergétique ou de préservation de la biodiversité, mais aussi d’apporter la qualité de vie en ville, avec la présence d’espaces de la nature à proximité des espaces publics, les circulations douces pour une ville agréable à vivre ».

Les EcoQuartiers en chiffres

Depuis les débuts, la démarche EcoQuartier représente :

  • Plus de 500 collectivités impliquées et présentes dans le Club national ÉcoQuartier, lieu de rencontres et d’échanges entre collectivités locales et acteurs de l’aménagement
  • 394 dossiers de l’appel à projets de 2011 qui sont en phase pré-opérationnelle représentent plus de 200 000 logements programmés, dont près de 66 000 logements sociaux (31 %)
  • Au total, les ÉcoQuartiers ont permis la mise en chantier de 309 800 logements en 2010.

Un label mais pas une norme

C’est un point qui paraît essentiel dans la démarche EcoQuartier. Si le label demande de préciser la surface d’espace vert par habitant, la part de logements sociaux ou encore le pourcentage de logements situés à moins de 200m d’un point de recyclage, il n’exige pas de niveau minimum sur les critères pris en compte. En effet, le label ne repose pas sur une norme afin de pouvoir s’adapter à toutes les villes, à tous les contextes et à tous les stades d’avancement. Les petites collectivités se retrouvent ainsi sur un pied d’égalité par rapport à des communes plus importantes, disposant de davantage de moyens. La labellisation apporte des garanties de qualité sur un socle d’exigences fondamentales.

Elle s’établit en 3 étapes :

  1. Encourager les collectivités à lancer des opérations d’écoquartiers. Cela se traduit par la signature d’une charte qui formalise 20 engagements « vers la ville durable », répartis en 4 catégories.
  2. Pérenniser la démarche. L’équipe projet entre dans un réseau, bénéficie de l’évaluation de ses objectifs et du suivi de sa démarche, pour pérenniser ses ambitions à tous les temps forts du projet. Lorsque le projet est mûr et sa qualité reconnue, il est inscrit dans la « démarche nationale ».
  3. La labellisation nationale à proprement parlé.

Le gouvernement souhaite que les EcoQuartiers puissent obtenir la labellisation dès cette année 2013. Pour ce faire, il a mis en place une démarche simplifiée et accélérée, prise en charge par le ministère de l’Egalité des territoires et du Logement, et ses partenaires.

Y a-t-il des projets d’EcoQuartier dans votre ville ? Qu’en pensez-vous ? Venez témoigner !

Sources : Ministère de de l’Egalité des territoires et du Logement – Localtis : Le label national EcoQuartier officiellement lancé

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Je fais partie de ce qu’on appelle désormais les « slasheurs » : je suis rédactrice / sophrologue / et j’enseigne le français comme langue...

1 commentaire Donnez votre avis
  1. Bonjour,
    un label éco quartier ? le grand guignol du ministère continue. Alors qu’une commission regroupant des collectivités prépare un document de concensus, d’obscures porte plumes du ministère élaborent une usine à gaz

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