Les villes en transition ou comment se passer du pétrole

Les villes en transition ou comment se passer du pétrole

Le mouvement de transition a vu le jour au début des années 2000 outre-Manche. C’est Rob Hopkins qui en est à l’initiative. Son objectif est d’inciter les citoyens d’un territoire limité, c’est-à-dire une commune, une ville voire un quartier, à prendre conscience de ce que l’on nomme le pic pétrolier ou Peak Oil ainsi que du réchauffement climatique.

Le mouvement de transition se veut optimiste et positif, c’est un acte de résilience ; l’objectif est de se sortir des pensées moroses. Stop au « monde qui va mal » et au « c’était mieux avant ». La transition se veut comme un véritable bond en avant partant de petites initiatives locales, des actions et du pragmatisme.

Le principe de base des villes en transition

Le mouvement de transition mis en route par Rob Hopkins repose sur deux piliers : la prise de conscience du pic pétrolier et du réchauffement climatique, et le principe de résilience.

Au départ, il y a le pic pétrolier

Nous entrons dans l’ère qui signe la fin du pétrole bon marché. Certains le croient, nous atteignons le pic pétrolier c’est-à-dire que nous atteignons le stade où la production de pétrole plafonne avant de commencer à décliner, épuisement des ressources oblige. Ajoutez à cela le réchauffement climatique, et vous obtenez la nécessité, le besoin vital de passer à autre chose.

Le postulat de base est plutôt simple : « Un futur sans pétrole est préférable à notre situation actuelle, pourvu qu’on y consacre de l’imagination, de la créativité et de la flexibilité » explique Rob Hopkins. Le fondateur du mouvement des villes en transition considère qu’il n’y a aucune raison pour que l’ingéniosité et l’imagination dont nous avons fait preuve jusqu’à maintenant pour atteindre le pic pétrolier s’évanouissent à présent que nous passons de l’« autre côté de la pente »

De plus, le réchauffement climatique tire la sonnette d’alarme : il nous faut tous passer à un mode de vie sans carbone. Ainsi, nous devons selon Rob Hopkins laisser derrière nous un monde où le pétrole est partout pour :

  • réduire les émissions de carbone
  • reconstruire les économies locales
  • mettre en place un système de résilience

La réponse, “la résilience” de l’économie

Les psychologues définissent la résilience comme la capacité à prendre acte d’un traumatisme pour pouvoir rebondir et ne pas s’enfermer dans la dépression. En écologie, on parle aussi de résilience : il s’agit de la capacité d’un écosystème (ou d’une espèce) à récupérer un fonctionnement et/ou un développement normal après avoir subit un traumatisme.

Les villes en transitions réclament de tout simplement vivre mieux, de passer à un mode de vie sans pétrole.

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