Bio, français et équitable : le nouveau label testé chez Picard

Dans le Sud-Ouest, un nouveau label à la fois bio et équitable est testé au sein des magasins Picard. Son but : valoriser la vente à un prix correct des productions bio des agriculteurs locaux.

Rédigé par Paul Malo, le 9 Mar 2020, à 9 h 41 min

Deux nouveaux logos viennent de faire leur apparition sur certains produits surgelés vendus chez Picard dans le Sud-Ouest.

Une démarche « Bio – Français – Équitable »

Encore de nouveaux labels pour les produits bio ? Les consommateurs risquent de s’y perdre, et la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) en a conscience. Mais les nouveaux logos qui viennent de faire leur apparition dans le sud-ouest de la France sont tout sauf inutiles : ils visent à répondre à la demande allant crescendo de produits à la fois bio et locaux.

La démarche « Bio – Français – Équitable » est donc testée depuis début mars dans 87 magasins Picard de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie. Ce nouveau label est présent sur les emballages de quatre légumes : courgette, maïs, haricot vert et carotte.

bio local

Des courgettes bio, locales et équitables ©Africa Studio

Il s’agit d’une fleur verte sur fond blanc, ou blanc sur fond vert, accompagnée des mentions « Biologique – Français – Équitable » et « Agréé Fnab ».

Garantir les prix pour les agriculteurs locaux

Signe particulier de ce label : sa gouvernance du label « Bio – Français – Équitable » est assurée par les seuls agriculteurs membres de la Fnab. Une reprise en main inspirée d’initiatives du même genre en Autriche et en Allemagne. Cela permet d’éviter les dérapages dans le bio, l’industrialisation de la démarche, et de contrôler le contenu du cahier des charges. Les questions de biodiversité et de climat viendront compléter ultérieurement ce nouveau label.

Ce projet mené avec la collaboration de Picard vise à rester centré autour du « commerce équitable ». Un peu dans l’esprit de la démarche « C’est qui le patron ? » – qui elle est une société coopérative d’intérêt collectif contrairement au groupe Picard Surgelés -, il est fondé sur un contrat tripartite entre organisations de producteurs fournissant les légumes, le transformateur surgélateur et Picard, le but étant de garantir des prix, et donc des revenus corrects pour les agriculteurs.

Illustration bannière : Un nouveau label bio local – Fnab – carottes ©Tim UR

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