Le gouvernement et l’ADEME rappellent que ‘Nos objets ont plein d’avenirs’

Le gouvernement et l’Ademe lancent une campagne « Nos objets ont plein d’avenirs » incitant à garder plus longtemps les objets usuels de notre quotidien.

Rédigé par Paul Malo, le 27 Nov 2019, à 10 h 00 min

Le gouvernement lance une campagne incitant à allonger la durée de vie des objets afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Lancement de la campagne ‘nos objets ont plein d’avenirs’ à quelques jours du Black Friday, une frénésie de consommation polluante

« Nos objets ont plein d’avenirs » : tel est le nom de la campagne lancée en partenariat avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Entre site Web et spots publicitaires, cette vaste campagne sur trois ans doit donner envie aux Français de « réparer, entretenir et donner une nouvelle vie aux objets » plutôt que de les jeter, bref de changer nos habitudes de consommation « pour sortir du modèle linéaire ‘fabriquer, consommer, jeter’ qui va inévitablement finir par se heurter  à l’épuisement des ressources de notre planète ».

nos objets ont plein d'avenirs

Une campagne qui tombe à pic en pleine contestation du concept de Black Friday, ce concept venu des États-Unis et destiné à inciter à la consommation à grand renfort de promotions plus ou moins réelles. La ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne, avait d’ailleurs alerté le 25 novembre contre la pollution générée par ce Black Friday, mettant en garde contre « la frénésie de consommation » liée à cette journée : « à coups de remises, de publicités, on vous incite à acheter des produits dont vous n’avez pas nécessairement besoin » avait-elle précisé.

L’an dernier, le Black Friday a représenté un million de colis livrés rien qu’à Paris…

Garder ses objets usuels plus longtemps, ils ont plein d’avenirs

Pour baisser les émissions des gaz à effet de serre, il faut donc sortir de cette frénésie de consommation, consommer moins et mieux. Ce principe de consommation raisonnée passe par le fait d’allonger la durée d’utilisation des produits que l’on possède. Ainsi, selon les chiffres de l’Ademe, passer la durée de vie moyenne des télévisions en France de huit ans actuellement à neuf ans ferait gagner 1,7 million de tonnes de CO2. Le projet de loi anti-gaspillage propose notamment de créer un indice de « réparabilité », avec une note de 0 à 10.

Lire aussi : Comment agir contre l’obsolescence programmée ? La Fabrique Écologique répond

En effet, avons-nous besoin de remplacer des objets qui fonctionnent ? Smartphones, télévisions, lave-linge… Selon l’Ademe, si tous les Français gardaient ces appareils un an de plus que la durée moyenne pour chacun (5 ans pour un smarphone, 8 ans pour une TV, 11 ans pour un lave-linge), cela réduirait de 2,5 millions de tonnes les émission de gaz à effet de serre. Soit la consommation carbone annuelle d’une ville comme Lyon, ou bien celle d’un million et demi de voitures en France.

La campagne « Nos objets ont plein d’avenirs » s’articule autour de spots TV, d’annonces presse et d’une plateforme internet

Illustration bannière : Réparer plutôt que jeter  – © Goodluz
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. Bonjour,
    C’est une excellente chose dommage que le gouvernement ne s’applique pas le même principe et encourage l’envoi au pilon de véhicules en total état de fonctionnement pour les remplacé par des neufs, peut-être moins polluants (ce qui reste à démontrer parfois) en utilisation mais dont l’impact de la fabrication ne sera absolument jamais compensé par ce gain.
    Citoyennement votre

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