Derrière les noisettes des Ferrero Rocher, le travail des enfants

Alors que Ferrero achète 30% de ses noisettes en Turquie, elle n’est en mesure de tracer qu’à peine la moitié de ce qu’elle utilise. Un manque de traçabilité qui ouvre hélas la porte au travail des enfants.

Rédigé par Paul Malo, le 23 Dec 2019, à 9 h 45 min

Nutella, Ferrero Rocher, Kinder Bueno… En cette période de fêtes, le chocolat est aux premières loges. Mais derrière le succès des productions Ferrero, se dissimulent des conditions de travail inacceptables.

Un tiers des noisettes de Ferrero achetées en Turquie

Fort du succès de ses produits clés, Ferrero a littéralement doublé ses ventes en dix ans. Cela en fait la troisième plus grande entreprise chocolatière au monde, derrière Mars et Mondelez. Seul hic : l’entreprise achète 30 % de ses noisettes en Turquie, et le travail des enfants y est monnaie courante. De quoi laisser un goût amer aux Ferrero Rocher

noisettes ferrero exploitation

La récolte de noisettes en Turquie ©YusufAslan / Shutterstock

Ainsi, au cours de l’année dernière, le Centre pour les droits de l’enfant en Turquie a recensé la mort de 67 enfants et adolescents sur leur lieu de travail. En 2012, on estimait que 900.000 enfants travaillaient en Turquie, dont 11.300 étaient âgés de 6 à 14 ans.

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Inévitablement, encore aujourd’hui, des enfants font donc partie de la chaîne de production de Ferrero Rocher(1).

La moitié de la production n’est pas tracée

Pourtant, le groupe dit afficher une « tolérance zéro à l’égard de toute forme de violation des droits humains ». Mais en réalité, il ne trace à l’heure actuelle que 49 % des noisettes utilisés dans ses produits (Nutella, Ferrero Rocher, Kinder Bueno…). D’ici 2020, la société a annoncé qu’elle vérifierait 100 % de ses approvisionnements en noisette. Alors que le marché des noisettes rapporte jusqu’à 1,6 milliard d’euros par an à la Turquie, Ferrero achète à lui seul un tiers de la production turque.

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Mais pour l’ONG WeMove Europe, le fond du problème est le prix que Ferrero paie ses noisettes. Selon elle, seul le fait que la société soutienne un prix équitable pour les noisettes achetées en Turquie permettrait non seulement de garantir aux travailleurs un revenu salarial correct, mais aussi d’éliminer le travail des enfants tout au long de sa chaîne d’approvisionnement.

Illustration bannière : Des Ferrero Rocher – © kheira benkada

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5 commentaires Donnez votre avis
  1. bon bah y’a plus qu’a changer de marque

  2. Bonjour, joublie les Ferrero , CEST HORRIBLE

  3. Moi perso Ferrero c’est fini j’en achète plus

  4. Bonjour,

    D’où viennent les noisettes des chocolats Lindt ? encore européen et Suchard ?

    Quelle marque acheter pour éviter les noisettes récoltées par des enfants ?

    Merci !

    • Ballerine Valrhona trace 100% de sa production.

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