Pourquoi les routes sont de plus en plus en mauvais état ?
Les motards comme les automobilistes tirent la sonnette d’alarme quant à l’état des routes, entre dégâts du climat et manque d’entretien.

Entre conséquences du climat et manque d’entretien par manque de budget, l’état des routes semble se dégrader de plus en plus dans l’Hexagone.
Un manque d’investissement
Des oeufs de Pâques pour des nids-de-poule… Pour le week-end de Pâques, les motards avaient invité tous les usagers de la route à faire la chasse aux nids-de-poule. Pour la sixième fois, en partenariat avec la Mutuelle des Motards et Moto Magazine, la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) voulait mobiliser l’ensemble des usagers de la route pour signaler les défauts dangereux des chaussées en les décorant d’oeufs et de paille.
En effet, entre manque d’investissement dans les travaux et impact climatique direct, l’état de la chaussée serait impliqué dans 30 % des accidents mortels. « En 2022, 50 % du réseau routier national (non concédé) était en mauvais état ou nécessitait un entretien, rappelle la FFMC. Sa détérioration progressive résulte principalement d’un déficit d’entretien conjugué au vieillissement des infrastructures. Sous l’effet des infiltrations d’eau et des variations thermiques, une fissure évolue rapidement en nid-de-poule, aggravant le risque d’accident. »
« J’ai mal à ma route »
Face à ces routes endommagées, les conducteurs de deux-roues sont les plus exposés : « motards, cyclistes mais aussi adeptes des nouvelles mobilités (trottinettes, gyropodes, skateboards…). » Dans leur cas, la perte de contrôle due à un nid-de-poule peut se révéler fatale. Mais, plus largement, tous les usagers de la route sont concernés par les dangers de ces routes mal entretenues : « risque de crevaison, perte d’enjoliveurs, défauts de parallélisme… Pour 94 % des Français, il est prioritaire (64 %) ou important (30 %) d’investir dans les routes nationales et départementales. »
De son côté l’association 40 millions d’automobilistes a également lancé une application baptisée « j’ai mal à ma route ». Disponible sur les principales plateformes de téléchargement, elle permet à chacun de « signaler directement les points de mauvais entretien routier ». En 2024, on constatait la première baisse des dépenses des départements en la matière depuis dix ans. Selon le rapport 2025 de l’Observatoire National de la Route, « le contexte budgétaire des collectivités apparait particulièrement contraint et leurs capacités d’investissement risquent de con tinuer à diminuer, ce qui pourrait entraîner une croissance de leur dette grise et une régression de l’état de leur patrimoine… » Et le changement climatique ne va faire qu’aggraver la situation. Fin 2025, l’IDRRIM et le Cerema ont d’ailleurs créé l’ONRS, Observatoire national des routes sinistrées par la sécheresse.
Lire aussi
L’état des routes françaises devient très inquiétant
A lire absolument



























