Malbouffe : les jeunes détestent se sentir manipulés

Bien sensibiliser les plus jeunes aux méthodes de l’industrie agro-alimentaire pour les rendre accros à la malbouffe, contribue à les en détourner d’après une étude américaine.

Rédigé par Paul Malo, le 30 Apr 2019, à 11 h 40 min

Comment détourner les adolescents de la « junk food » ? Tout simplement en leur expliquant comment l’industrie alimentaire les manipule pour s’enrichir.

Un fort désir de justice et d’équité

La génération qui monte, biberonnée aux réseaux sociaux et aux « fake news », mûrit bien plus vite qu’on ne le supposerait. Elle n’a pas d’autre choix que d’apprendre à se protéger rapidement et à se méfier de (presque) tout.

Et s’il y a une chose qu’elle déteste, c’est qu’on l’utilise contre son gré, elle qui, pourtant, apprécie bien souvent les influenceurs.

Susciter un sentiment de justice et d’équité chez les jeunes se révèle plus efficace pour les détourner de la malbouffe © runzelkorn

Or, en matière de malbouffe, on retrouve parfois les méthodes de l’industrie du tabac, pour donner à tout un chacun l’impression de désirer ce que l’on souhaite lui vendre. Et ça, les enfants détestent, ni plus ni moins.

Car le désir de justice et d’équité qui les anime les fait se braquer, s’indigner et zapper très rapidement ce qui leur déplaît. Ainsi, selon une étude menée au Texas, 31 % de ces jeunes consommateurs réduisent d’emblée leur consommation de junk food si on leur explique posément que l’industrie agro-alimentaire les utilise et s’enrichit en ruinant leur santé(1).

Lire aussi : La malbouffe plus dangereuse que le tabac et l’alcool réunis

Les jeunes filles sensibles à la pression sociale

Sur les 350 élèves de 4e sélectionnés pour cette étude au Texas, une moitié d’entre eux a eu droit aux prescriptions nutritionnelles habituelles, tandis que l’autre a été fortement sensibilisée aux méthodes marketing qui se cachent derrière la malbouffe : production de masse,  ingrédients  de mauvaise qualité plus qu’addictive, marketing parfaitement ciblé sur les enfants et les classes populaires…

Le sens critique des élèves du deuxième groupe n’a pas tardé à se développer, les élèves devenant par la suite, pour la plupart, très critiques à l’égard des campagnes de publicité des marques et des stars payées pour porter leur image.

Au final, les garçons du groupe expérimental ont réduit leur consommation de soda et de friandises de 31 %. Les jeunes filles ont réagi différemment : face à la menace des calories et la forte pression sociale pour être maigre, c’est dans les deux groupes qu’elles ont réduit leur consommation de friandises et de sodas…

Illustration bannière : Femme sceptique devant un hamburger – © Tubiry Photography
Références :
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. C’est le moment bienvenu pour que la jeunesse se réveille et qu’elle commence à raisonner avec son propre cerveau et avec la « logique »….. quand une chose n’est pas logique, inutile de la suivre !!!! un exemple : tout le monde sait qu’une viande hachée, après 1/2 heure, commence déjà à former des bactéries qui peuvent devenir des petites choses vivantes……… alors est-ce « logique » de se nourrir avec cette malbouffe qu’on appelle « hamburger » dans lequel on vous fait manger de la viande hachée qui n’est même pas cuite comme il faut ????

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