La loi mobilité va-t-elle permettre de sortir du tout-voiture ?

La ministre des Transports, Élisabeth Borne, a annoncé une série de mesures visant à améliorer la mobilité des Français sur tout le territoire. Mais pour certains, le texte ne va pas assez loin. Les critiques émergent déjà…

Rédigé par Maylis Choné, le 27 Nov 2018, à 11 h 18 min

Pour sortir de la dépendance à la voiture individuelle et tenir les objectifs de réduction des émissions de CO2, le gouvernement a annoncé des solutions figurant dans son projet de loi d’orientation des mobilités.

Que contient la loi d’orientation des mobilités ?

Les mesures annoncées le lundi 26 novembre 2018 par la ministre des Transports Élisabeth Borne tombent en plein milieu des revendications des « gilets jaunes ». Hasard du calendrier ? Ces mesures, prévues initialement au printemps 2018, ont été retardées et s’inscrivent dans un contexte social plutôt compliqué. Que prévoit ce projet de loi sur l’orientation des mobilités ?

loi mobilite

La loi mobilité pour les modes de transports doux ? ©metamorworks

Le gouvernement et Élisabeth Borne en particulier, prévoient notamment la sortie du tout-voiture individuelle et l‘amélioration concrète du maillage du territoire sur le plan des transports en commun : réseau ferroviaire, covoiturage, amélioration de la mise en place d’engins en libre-service, promotion du vélo. Mais pour les habitants de villages isolés, ce projet ne répond pas vraiment aux revendications en cours, comme la baisse des taxes sur le carburant. En pleine campagne, loin de tout, quand personne ne travaille au même endroit, le covoiturage ne peut pas fonctionner.

Les associations souhaitent la fin des véhicules fossiles

Pas tout à fait satisfaites non plus, certaines associations de défense de l’environnement, comme WWF et la Fondation pour la nature et l’Homme créée par Nicolas Hulot, ont exprimé leur mécontentement dans des communiqués de presse respectifs. Pour eux, le gouvernement ne va pas assez loin : « Le WWF France appelle le gouvernement et les parlementaires, en vue du débat à venir, à renforcer ce projet de loi en fixant la fin de la vente des véhicules fossiles, idéalement à l’horizon 2030 ».

La Fondation pour la nature et l’Homme de Nicolas Hulot regrette que le gouvernement, pas assez contraignant dans ses mesures, ne fixe pas la fin des ventes des véhicules fossiles : « Une politique simplement incitative, dans la poursuite de ce qui est engagé depuis de nombreuses années, ne garantirait en rien l’atteinte des objectifs climat de l’accord de Paris. Preuve en est aujourd’hui, les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports continuent de déraper : +10 % en 2017 par rapport aux objectifs fixés ! », peut-on lire sur leur communiqué de presse.

Illustration bannière : Voiture ou vélo ? – © Sudpoth Sirirattanasakul
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