Les jouets connectés, non conformes aux lois de sécurité informatique

Ils font de plus en plus l’unanimité des enfants et de leurs parents et risquent d’investir le pied du sapin à Noël. Et pourtant, les jouets connectés ne sont pas sans danger pour les plus jeunes.

Rédigé par Maylis Choné, le 7 Dec 2017, à 11 h 20 min

Même s’ils font craquer les enfants (et leurs parents), les jouets connectés peuvent devenir des cadeaux empoisonnés si l’on en croit l’association de consommateurs UFC-Que Choisir.

Les jouets connectés sont-ils des espions ?

Les jouets connectés envahissent les magasins de jouets et sont de plus en plus en vogue chez les plus jeunes. Amusant en effet de pouvoir entendre ses parents grâce à un adorable ourson en peluche nommé Teddy Toy-Fi, ou d’interagir avec le robot i-Que, ou encore de pouvoir confier ses petits secrets à sa Barbie. Mais pourquoi est-ce dangereux ?

jouets connectés

Confier ses secrets à un robot connecté peut mettre les enfants en danger © Ulza

Le problème soulevé par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir et relayé le 6 décembre dernier par la Cnil (commission nationale de l’informatique et des libertés), est l’absence totale de sécurité pour les données des utilisateurs et pour les enfants eux-mêmes. En se connectant via bluetooth ou Wi-Fi sur un smartphone, n’importe qui peut prendre le contrôle du jouet en question grâce à l’application qui lui est dédiée. 

Les données personnelles en libre accès

« Cette faille de sécurité est extrêmement critique. Toute personne qui possède un smartphone peut contrôler le robot, l’utiliser comme mouchard, adresser des questions, des invitations, voire des menaces à l’enfant ! », explique Stiftung Warentest, association allemande de consommateurs. Les mots de passe sont très simples à craquer, pas besoin d’être un hacker pour prendre le contrôle du jouet pour parler à l’enfant, lui faire faire des choses ou le menacer. Il est même possible de collecter des données personnelles des parents, de récupérer leurs coordonnées bancaires, etc.

Lire aussi : Harcèlement scolaire : comment le détecter pour en parler avec son enfant

La Cnil dénonce par ailleurs le fait que les données enregistrées par la poupée Mon amie Cayla ou le robot i-Que partent aux États-Unis, pour être exploitées à des fins publicitaires. La commission a sommé la société Genesis Industries Limited, qui commercialise ces jouets, de se conformer à la loi informatique et libertés dans un délai de deux mois. L’affaire pourrait refroidir certains parents à l’approche des fêtes.

Illustration bannière : Ours en peluche qui voudrait être connecté – © AVN Photo Lab
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