Les bonbons acidulés nuisent gravement à la santé

Les bonbons qui « piquent » sont à la mode. Les enfants les adorent. Les ventes grimpent en flèche. Mais attention : ils ont des effets nocifs sur la santé.

Rédigé par Valérie Dewerte - De Bisschop, le 5 Sep 2016, à 18 h 00 min

Gourmandise, mais aussi symbole d’intégration

Se présentant pour certains comme « les plus acides du monde », les bonbons acidulés promettent d’« arracher la tête » ou de « secouer les neurones ». Les plus en vogue, commercialisés par la confiserie française Verquin, et qui portent bien leur nom, les Têtes Brûlées, « les plus acides des bonbons acides », ont vu leurs ventes multipliées par 40 en trois ans.

Et ce n’est pas que de la gourmandise. Selon Amélie Maurice, sociologue à l’Inra, ils constituent pour les jeunes adolescents un symbole d’intégration dans le groupe de camarades de classe et un objet de transgression dans la salle de classe pour les plus audacieux qui veulent défier l’autorité de l’enseignant. D’apparence anodine, sont-ils pour autant inoffensifs pour la santé ?

Un concentré chimique derrière une apparence anodine

Rien n’est moins sûr. En effet, ce sont d’abord des concentrés de sucre. Il suffit d’en manger trois pour dépasser le seuil de sucres libres recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Et l’on sait que l’excès d’aliments sucrés produit surpoids, obésité et caries dentaires. D’autant qu’en plus, ce n’est pas du « bon sucre », mais du sirop de glucose qui se diffuse rapidement dans le sang, obligeant l’organisme à surréagir.

Ensuite, les agents d’acidité (acide citrique et malique) contribuent à déminéraliser l’émail dentaire, déclencher des caries et provoquer des troubles intestinaux. Enfin, les arômes artificiels s’y retrouvent en pagaille ainsi que des additifs qui, pour certains, sont suspectés de provoquer de l’asthme ou de l’urticaire et pour d’autres, ceux qui rendent les bonbons brillants, d’être cancérigènes.

Ce n’est pas tout. Il y a du sel, déjà en grande quantité dans les plats industriels, facteur de risque d’hypertension artérielle et de maladies cardio-vasculaires, des acides gras et parfois des traces de gluten et de fruits à coque. À consommer donc avec beaucoup de modération.

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3 commentaires Donnez votre avis
  1. Merci pour tout ce qui se fait ici. Cette une noble cause. Je vous en félicite.Je viens juste de découvrir ConsoGlobe et franchement, j’en suis impressionné compte tenu de la délicatesse des informations qui y sont.Beaucoup de courage à l’administrateur de consoGlobe.

  2. Bonjour,

    Permettez-nous d’apporter quelques informations complémentaires concernant le sirop de glucose. C’est un ingrédient traditionnel utilisé depuis le 19ème siècle, en particulier par les pâtissiers et les confiseurs. Il est obtenu à partir de l’amidon naturellement présent dans la plupart des plantes (généralement blé ou maïs). Il est utilisé pour ses propriétés spécifiques, par exemple pour éviter la recristallisation du sucre dans les bonbons.

    Concernant son parcours dans l’organisme, celui du glucose est le même qu’il provienne du sirop de glucose, du saccharose ou encore de l’amidon.
    Les sucres, comme tous les aliments, doivent être consommés de manière raisonnable, dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée.

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