Le fait maison interdit d’école, la révolte des parents gronde

Le fait maison interdit dans les écoles de France ? Est-il devenu impossible d’amener en classe les biscuits et gâteaux préparés soi-même ? Une surprotection dont on se passerait bien.

Rédigé par Julie Cotsaftis, le 1 Jul 2017, à 12 h 15 min
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Le fait maison interdit à l’école : une situation unique en Europe

Tout le monde en Europe n’a pas réglementé la question, même si dans certains pays, elle est présente. L’Allemagne n’a pas ignoré les recommandations de l’Union Européenne à ce sujet, mais en général, elle a culturellement tendance à prendre en compte les régimes particuliers, et à faire très attention aux allergies des uns et aux intolérances des autres, plutôt qu’à se préoccuper d’éventuelles crises sanitaires. On peut par exemple trouver des établissements scolaires qui exigent des parents qu’ils suivent une recette précise, ou qu’ils communiquent la liste détaillée des ingrédients utilisés dans leur préparation.

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Un gâteau fait maison © arisha

Quant à la Belgique, où aucune directive n’est encore entrée en vigueur, tout le monde ouvre des yeux ronds devant l’exemple français, et profite de son goûter multi-culturel où la tarte aux fraises du jardin côtoie allègrement l’Apflestrudel et les Makrouds. Les initiatives des responsables scolaires seront plus de l’ordre de privilégier les produits bio, d’éviter les produits emballés, voire d’instaurer un potager au sein de l’école…

Les locavores vs les hygiénistes

En France aussi d’ailleurs, deux clans s’affrontent sur le terrain de la sécurité alimentaire, car le souci de certains directeurs et directrices d’écoles de se prémunir contre un éventuel scandale sanitaire va à l’encontre des préoccupations des parents d’aujourd’hui. Il est en effet avéré que les Français se tournent de plus en plus vers une alimentation locale, saisonnière, sans emballages, éthique et biologique(2).

Le débat fait rage en ligne et dans les cantines, mais tant qu’aucune véritable interdiction n’existe, le dialogue reste ouvert. À nous de convaincre le personnel scolaire de sa responsabilité devant le choix qui s’offre à lui, si on veut continuer à voir sur la table des buffets de fêtes nos recettes personnelles secrètes et époustouflantes.

Illustration bannière : La révolte du fait-maison – © Dean Drobot
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Navigue entre la création et la réflexion à travers des occupations telles que l’enseignement, l’écriture ou la traduction. Julie se veut le chantre...

3 commentaires Donnez votre avis
  1. L’école n’est pas là pour fêter l’anniversaire de chaque gamin, avec le nombre, ça ne s’arrête plus ! C’est une fête dans la famille, point !
    Il faudrait surtout supprimer les tonnes de bonbons qui y sont distribués et qu’ils rapportent à la maison alors que certains parents, bien intentionnés, n’en donnent pas à leurs propres enfants. Ca éviterait que certains ne se sentent pas seuls dans ces situations.
    Les parents qui acceptent ces tas de cochonneries (pour être polie) feraient bien de se renseigner sur ce qu’ils contiennent vraiment (E171 entre autre !) et arrêtent enfin d’intoxiquer leurs chérubins !

  2. Bjr,
    Je travaille en crèche et j’ai connu l’époque du fait-maison et depuis qqs années c’est interdit. Au début j’étais contre cette interdiction et maintenant je me dis que ce n’est pas plus mal. Cela permet une « égalité » entre les enfants. Pour les enfants qui le souhaitent ils participent à la préparation du gâteau d’anniversaire et ils sont ravis.

  3. J’ai connu l’époque où et cela s’est juste passé en cours préparatoire, mais je m’en souviens très bien, l’institutrice avait acheté 2 très grandes galettes (nous étions 49 en classe) pour l’épiphanie le 6 janvier et juste avant la fin de la journée, à 16h, elle avait découpé les galettes et nous en avait distribué un morceau chacune…
    Pour ce qui est des anniversaires, elle avait sa liste et lorsque nous rentrions en classe le matin, il y avait sur le tableau, le prénom de celle dont c’était son anniversaire et écrit : Bon anniversaire…
    Sinon, pour le reste, jamais de gâteau fait-maison, à l’époque, les anniversaires des enfants, c’était à la maison…
    On ne s’en portait pas plus mal…!

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