Bière : les brasseurs français lancent un label national

La France compte 1.100 brasseurs de bière. Grâce au label « Profession brasseur » vous pourrez désormais reconnaître les bières françaises parmi les 4.000 marques qui existent aujourd’hui.

Rédigé par MEWJ79, le 22 Feb 2018, à 9 h 30 min

La consommation de bière repart à la hausse en France. Dans le même temps, un nouveau label vient d’être lancé par l’organisation « Brasseurs de France » pour aider le consommateur à se repérer dans le choix toujours plus varié de bières.

Les ventes de bières en hausse de +3,6 % en 2017

Alors que la tendance était à la baisse depuis 37 ans, les ventes de bières sont reparties à la hausse, de 3,6 %, en 2017. Les Français ne sont donc plus des adeptes monomaniaques de vin et il se produit et se boit de plus en plus de bières dans l’Hexagone.

La consommation par an et par habitant dans le pays est également en hausse à 32 litres de bière par an, même si cela reste loin du podium européen. La République Tchèque est en effet en tête avec 143 litres par an, devant l’Allemagne avec 106 litres et l’Autriche, 104 litres.

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© RossHelen

En outre, la France est le troisième pays européen en nombre de brasseurs, ce qui la situe devant la Belgique. « La France peut être fière de son talent brassicole et peut le revendiquer », savoure Maxime Costihles sur RMC, délégué général du syndicat professionnel « Brasseurs de France », qui lançait mardi une « marque collective ».

L’objectif de ce nouveau label est de promouvoir la bière tricolore et d’aider les consommateurs à s’y retrouver parmi les 4.000 marques qui existent aujourd’hui.

Un label pour garantir une certaine qualité de la bière française

Cette augmentation du nombre de marques est liée à l’explosion du nombre de producteurs, principalement artisanaux : il a presque doublé depuis 2015, pour atteindre 1.100 brasseries fin 2017. Ce label devrait aussi permettre de garantir une certaine qualité et donc mettre en avant l’excellence de la bière française. Des nouveaux brasseurs arrivent sur le marché et ce label viendra réguler cette croissance, d’autant que la bière artisanale est de plus en plus à la mode.

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Pour obtenir le logo « Profession Brasseur », le producteur doit notamment pouvoir certifier que sa bière a été produite (brassée et conditionnée) dans une brasserie française © wavebreakmedia

« Les Français s’intéressent de plus en plus à la bière. Une micro-brasserie s’ouvre tous les trois jours dans le pays », confirme Maxime Costihles. Et la région qui brasse le plus est étonnement l’Auvergne-Rhône-Alpes. Le label « Profession brasseur », se présentera sous la forme d’un macaron que l’on retrouvera sur les bouteilles. Ainsi, il permettra de repérer plus facilement les bières françaises, qui garantissent une qualité et un savoir-faire tricolore.

Illustration bannière : Brasseur de bière © wavebreakmedia
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Journaliste, je fais le grand écart entre football et littérature jeunesse.

2 commentaires Donnez votre avis
  1. Chère MEWJ79,

    Sachez que si aujourd’hui l’association Brasseurs de France utilise les bons chiffres du marché brassicole, la croissance de la consommation des français, la croissance du nombre de brasserie, ils font en revanche tout le contraire pour que ces chiffres continuent de croître. Ce label, souhaité par l’industrie brassicole est un tentative d’augmenter les barrière à l’entrée sur un marché aujourd’hui très ouvert. Or, si aujourd’hui la bière se porte de mieux en mieux, c’est justement grâce à ce nouvel engouement pour la bière artisanale et grâce aux petits producteurs qui dynamisent la filière, redonne goût pour la bonne bière pendant qu’au même moment du côté de l’industrie, on continue d’aseptiser de la bière avec du sirop pour viser le public féminin. Pensez-vous vraiment que ces méthodes archaïques soient aujourd’hui ce qui fait augmenter la consommation de bière française tandis que celle-ci était en chute libre depuis 30 ans ?

    Alors c’est bien beau d’utiliser les bons chiffres de la filière quand on fait tout pour que ça aille dans le sens contraire et, pire encore, pour annoncer une mesure qui veut ralentir ce mouvement. Mais attention à ne pas tomber dans le panneau.

    Heureusement, le mouvement brassicole artisanal est bien plus solide que ça.

    Bien à vous,
    Thomas BARBERA

    • Je plussoie, présenter ce label comme une avancée pour les consommateurs alors que l’objectif est au contraire d’accabler les petits brasseurs (cahier des charges de 420 critères, on en rigole ?), c’est plutôt fort. A regarder pour approfondir le sujet, les luttes du SNBI à ce sujet !

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