Shein dégringole en France : sa fréquentation chute de 42 % en un an

Un an après le début de l’offensive contre Shein, le ministre Serge Papin souligne l’effondrement de la fréquentation des plateformes d’ultra fast fashion.

Rédigé par , le 29 Oct 2026, à 10 h 30 min
Shein dégringole en France : sa fréquentation chute de 42 % en un an
Précédent
Suivant

Entre scandales, impact écologique, concurrence déloyale et vente de produits dangereux, le gouvernement français est entré en lutte contre les géants chinois du e-commerce comme Shein, Temu et AliExpress.

Un recul net de la fréquentation

Selon les données Médiamétrie pour la Fevad de juillet 2026, la fréquentation mensuelle de Shein a chuté de 42,3 % en un an, tandis que celle de Temu a baissé de 36,4 % et celle d’AliExpress de 10,4 %. Le gouvernement se félicite de ces résultats, y voyant la preuve qu’une action publique ciblée peut influer sur le comportement d’achat des citoyens et contredire l’idée d’une impuissance de l’État face à ces acteurs mondiaux.

Pour autant, la tentative judiciaire d’interdire purement et simplement la plateforme Shein du territoire français a été rejetée par la justice et confirmée en appel. De plus, la taxe nationale instaurée le 1er mars sur les petits colis hors Union européenne a été rapidement contournée par les plateformes, qui ont réorienté leurs flux logistiques et leurs livraisons via d’autres pays voisins membres de l’UE.

Sondage – Shein, l’ultra-fast fashion : faut-il dire stop ?

Jouer sur le levier douanier

C’est le passage d’une régulation nationale isolée à une action européenne harmonisée, portée par l’impulsion de la France, qui aura marqué le tournant de ce combat. Après la constatation de nombreuses non-conformités lors des contrôles douaniers, les 27 membres de l’Union Européenne ont instauré au 1er juillet un droit de douane unifié de 3 euros par catégorie d’articles, complété au 1er novembre par 2 euros de frais de traitement. Ce surcoût direct de 5 euros par catégorie d’articles a immédiatement entraîné une hausse des prix sur ces sites et une baisse drastique des importations de petits colis.

Malgré ces avancées, le gouvernement rappelle que la vigilance reste indispensable en raison du maintien de flux d’importation importants et dangereux pour les consommateurs. Les douanes mettent régulièrement au jour des milliers de produits non conformes exposant les utilisateurs à des risques majeurs, comme des incendies causés par du matériel électronique défectueux. Enfin, face aux critiques reprochant à ces taxes d’affaiblir le pouvoir d’achat des ménages modestes, l’exécutif dénonce le leurre d’un pouvoir d’achat basé sur des produits à bas coût, mais en fait dangereux et non conformes.


Lire aussi
Le malus qui vise Shein et Temu dès septembre

 




Aucun commentaire, soyez le premier à réagir ! Donnez votre avis

Moi aussi je donne mon avis