Le jeûne, la clé pour rester en bonne santé ?

Les études autour du jeûne prolongé ou du jeûne intermittent se succèdent et se multiplient si bien qu’on ne sait plus trop à quoi s’en tenir. Alors, faut-il ou non jeûner pour être en bonne santé ?

Rédigé par Maylis Choné, le 22 Nov 2018, à 10 h 06 min

Le jeûne est de plus à la mode dans les pays riches où la nourriture (sur)abonde tous les jours de l’année, partout. Serait-il un moyen efficace et recommandé pour se purifier et rester en bonne santé ?

Les bienfaits du jeûne sur notre santé

On entend de plus en plus souvent parler du jeûne et les publications autour de ce sujet se multiplient : études scientifiques, guides sur les différents jeûnes, méthodes d’apprentissage pour passer à l’action… Le jeûne a le vent en poupe ! Pourquoi est-il recommandé dans le cas de certaines maladies comme les cancers comme pour rester en bonne santé, de manière générale ?

jeune sante

Il est bon de laisser l’organisme se reposer pendant 16 heures ©Rudie Strummer

Nous mangeons sans doute trop et trop souvent. Or, sans sensation de manque ou de privation, le corps ne va pas puiser de lui-même dans ses réserves, si bien que l’organisme stocke encore et encore… Le principe du jeûne est simple : se priver de nourriture de manière intermittente (16 heures sans nourriture par tranche de 24 heures) ou de manière prolongée (plusieurs jours par semaine voire plusieurs semaines de suite) pour inciter le corps à puiser d’abord dans les réserves de glucides puis dans les lipides. Les témoignages sont nombreux et vont dans le même sens. Perte de graisse abdominale, recul des cellules cancéreuses, amélioration de la santé cardio-vasculaire, meilleur sommeil : on va mieux !

Les mises en garde des médecins

Si le jeûne peut être prescrit en cas de maladies et par exemple avant une séance de chimiothérapie dans le but d’affaiblir les cellules cancéreuses, comme en cas de surpoids, les médecins mettent toutefois en garde : pour un jeûne efficace et sérieux, il est nécessaire d’être suivi ou de recevoir les conseils d’un médecin ou d’un nutritionniste avant tout début de jeûne.

Si on peut jeûner quand tout va bien, ce type de privation est déconseillé en cas de maladies cardiaques, si vous êtes sujet à l’anorexie ou la boulimie, en cas de grossesse, aux femmes allaitantes ou aux diabétiques de type 1. Certaines études ont pu montrer quelques effets positifs du jeûne sur la régulation à l’insuline en cas de diabète de type 2.

Illustration bannière : Jeûne pour la santé ? © Yuriy Maksymiv
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