Comment investir socialement responsable (ISR) permet de contribuer à la transition écologique et énergétique ?

Pour atteindre les objectifs de la transition écologique, mobiliser l’épargne est essentiel et de plus en plus de citoyens cherchent des placements conformes aux valeurs qu’ils défendent. Parmi les produits d’épargne en lien avec les enjeux de la transition, on compte l’Investissement Socialement Responsable (ISR).

Rédigé par Ecofi, le 8 Oct 2020, à 8 h 10 min

En finance, l’ISR, pour Investissement socialement responsable, désigne une méthode de sélection d’entreprises cotées en Bourse en fonction, non seulement de leur performance financière, mais aussi d’une évaluation de critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG). Une façon de mettre son épargne au profit de la transition écologique, et de contribuer à créer une économie à la fois respectueuse des personnes et de l’environnement.

Investir dans la transition écologique et énergétique : quels critères ISR suivre ?

L’environnement fait partie des grands défis du 21ème siècle et des siècles suivants… Le risque climatique nous oblige en effet à repenser nos modes de production et de consommation, et contraint les entreprises à faire évoluer voire à reconsidérer leur business model. Et la finance peut être un levier pour agir, elle aussi.

Les investissements dans la transition énergétique ont un intérêt collectif évident : social, environnemental mais également économique © artjazz

ISR et transition écologique

Tous les placements ISR n’investissent pas de la même manière dans la transition. Ainsi certaines
sociétés ne regarde que la manière dont l’entreprise pollue dans sa catégorie alors que d’autres
excluent certains secteurs, par exemple le charbon. Avant de choisir un placement financier ISR, il est donc important de se poser quelques questions, de vérifier son portefeuille et de bien faire connaître son niveau d’exigence aux acteurs de la profession.

Mesurer l’impact, un défi à relever pour les gestionnaires de portefeuilles

Il n’est jamais simple de mesurer l’impact de ses investissements, et le défi des gestionnaires financiers est d’apporter les preuves à leurs engagements, sur le long terme.
Vérifier a minima que l’ensemble des fonds souscrits soient soumis à un calcul des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de l’empreinte carbone. Et que ces données apparaissent sur chaque reporting financier.
Il est également important de ne pas regarder uniquement ce que fait l’entreprise, mais la manière dont elle intègre les données sur l’alignement des entreprises avec le scénario climatique 2°C et comment elle envisage de progresser à ce sujet.

L’engagement actionnarial, un acte nécessaire pour les investisseurs responsables

En tout état de cause, un processus ISR n’a de sens que s’il est accompagné par un engagement actionnarial fort. Ainsi, que ce soit en termes de vote ou de dialogue, les entreprises doivent être interpellées sur leurs enjeux ESG.

Les fonds ISR vont permettre, par exemple, d’appuyer les résolutions d’actionnaires. Ils peuvent interpeller les entreprises lors des assemblées générales – suite à la publication d’un rapport sur les risques des opérations d’extraction dans des zones menacées d’inondation par exemple – et prendre part aux décisions.
Certaines sociétés de gestion pratiquent également le dialogue sur la manière dont les entreprises vont réduire leur impact sur la biodiversité, mettre en place des stratégies climatiques pour répondre à l’alignement 2 degrés ou s’engager pour le financement d’énergies renouvelables…

Les réseaux d’actionnaires peuvent aussi agir de manière plus institutionnelle, comme signer une lettre destinée aux leaders de l’Union européenne concernant la reprise économique suite à la pandémie de la Covid 19 par exemple.

L’ISR incite les grandes entreprises mondiales à tenir compte du changement climatique en les interrogeant sur leurs politiques de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre © SmartPhotoLab

Société de gestion, Ecofi sélectionne rigoureusement des entreprises de croissance durable pour proposer aux épargnants des placements qui allient performance financière et respect de l’Humain et de la Planète. Sa gamme de fonds inclue des thématiques environnementales comme l’efficience énergétique, le traitement de l’eau et des déchets, ou les énergies renouvelables. Ces fonds de croissance durable choisissent les entreprises les plus à même de relever le défi de réduction de leur empreinte carbone, notamment dans les secteurs les plus polluants actuellement comme le transport, l’agriculture ou la construction.

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Le coup de pouce de la réglementation

Face au choc sur l’économie créé par la pandémie de la Covid-19, la question du climat devient en Europe un outil de relance budgétaire. Sous l’impulsion de la France et de l’Allemagne, la Commission européenne a proposé un plan de relance de 750 milliards d’euros axé sur une « économie verte ».

Ce plan est une opportunité d’investissement durable. De plus, la réglementation pourrait bien s’alourdir, et les amendes augmenter pour les entreprises qui seront impliquées dans des épisodes de pollution.
Un durcissement qui devrait inciter les entreprises à innover pour trouver des solutions d’avenir

Ecofi - Expert finance durable

Illustration bannière : L’engouement récent du marché pour des instruments financiers innovants, tel l’ISR, témoigne de la capacité des acteurs de la finance à développer de nouvelles offres pour mieux répondre aux demandes des investisseurs © Khakimullin Aleksandr
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Bâtir, ensemble, des solutions de placement alliant performance financière et respect de l’Homme et de la Planète.

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