Les animaleries britanniques ne pourront plus vendre ni chiots ni chatons

Le gouvernement britannique vient d’annoncer l’interdiction pour les animaleries de vendre des chiots et des chatons de moins de six mois, afin d’éviter des reproductions inutiles.

Rédigé par Anton Kunin, le 24 Dec 2018, à 10 h 15 min

Pour acheter un chaton ou un chiot, les Britanniques devront désormais s’adresser directement à un reproducteur ou à un refuge.

Une première restriction de la reproduction commerciale d’animaux dès octobre 2018

La reproduction commerciale de chiens et chats, c’est bientôt fini au Royaume-Uni. En effet, alors même que les refuges regorgent de chatons et chiots que tout un chacun peut adopter, il existe à l’heure actuelle des reproducteurs commerciaux, qui démarchent activement les animaleries pour leur vendre leurs animaux. Bien évidemment, cet état des choses ne soulage aucunement les refuges, qui ont des centaines de chiots et chatons sur les bras, et ne cherchent qu’à leur trouver des propriétaires.

Chaton à vendre © FOTOGRIN

Après une première interdiction sur la vente de chatons et chiots de moins de huit semaines, entrée en vigueur le 1er octobre 2018, le Royaume-Uni fait donc un pas supplémentaire en étendant cette interdiction aux animaux âgés de moins de six mois.

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La reproduction d’animaux, une zone grise au regard de la loi

Ces interdictions font suite à une pétition lancée à l’été 2018 par l’association Lucy’s Law, qui alerte le public sur les conditions déplorables dans lesquelles a lieu la reproduction commerciale de chiens et chats. La pétition avait reçu un fort retentissement à l’époque, et a même provoqué un débat au parlement, d’où cette nouvelle loi.

En vitrine d’une animalerie © elbud

Confinées dans des cages sales et exiguës, les femelles y sont forcées à tomber enceintes plusieurs fois par an, puis séparées de leurs bébés une fois qu’elles accouchent. Un autre problème réside dans le fait qu’il n’existe pas, au Royaume-Uni, de cahier des charges légalement obligatoire pour les reproducteurs d’animaux de compagnie. Outre-Manche, seuls 18 % des reproducteurs adhèrent actuellement à un cahier des charges volontaire.

Illustration bannière : Chiot dans une animalerie – © Korea Panda
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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

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