Les grands singes ne sont plus admis à Harvard

Rédigé par Nolwen, le 30 May 2013, à 19 h 20 min

La prestigieuse université américaine attire du monde entier. Mais il y a une catégorie qui doit faire une croix dessus : les grands singes. Ils sont désormais exclus d’Harvard. C’est tout à fait sérieux. Explications

Les singes exclus de Harvard

gorille singes harvardLa recherche va devoir se passer des grands singes aux États-Unis qui sont le dernier pays à les utiliser (chimpanzés, gorilles).

Il y a 8 centres qui font de la recherche invasive sur les grands primates : Harvard vient d’annoncer la fermeture de son centre de recherche. Les 7 autres devraient suivre, et perdre leurs subventions. La fermeture est planifiée pour 2014 ou 2015.

Une très bonne nouvelle pour tous ceux qui luttent contre la souffrance animale.

Les Etats-Unis restaient à ce jour le seul pays au monde à conduire des travaux de recherche invasive sur les grands singes. Sous la pressions des lobbies et des comités d’éthique, un projet de loi contre cette pratique de tests sur les singes pourrait être voté lors du mandat du Président Barack Obama. L’Europe a interdit cette pratique en 2010, et le Gabon, avant-dernier pays à recourir à ce mode de recherche, l’a proscrit à compter de 2012.

Mais au fait, quelles sont les recherches menées sur les singes ?

singes-chimpanze harvardLes signes dont on connaît les grandes capacités intellectuelles, servent dans plusieurs domaines de recherche biomédicale, notamment les neurosciences et l’immunologie.

Ils offrent en effet de fortes similitudes génétiques et physiologiques avec l’homme. Les sujets de recherche étudiés dans les 8 centres américains comprenaient le diabète, le SIDA, la grippe aviaire, l’asthme, les maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

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3 commentaires Donnez votre avis
  1. Enfin les Etats-Unis s’alignent sur les autres pays pour arrêter définitivement les essais sur les grands singes. Les choses bougent dans tous les domaines où sont pratiqués les tests sur animaux (recherches toxicologique, biomédicale, enseignement, développement de la médecine personnalisée,…) et nous sommes à la veille d’un grand changement concernant cette pratique inutile et peu fiable que représente l’expérimentation animale, pas seulement pour les grands singes mais pour tous les animaux utilisés. Depuis plusieurs années, un nombre toujours croissant de chercheurs issus de divers domaines scientifiques dénoncent le caractère trompeur et dangereux du modèle animal pour la santé humaine, suffisamment pour amorcer le processus inéluctable de la fin des tests sur les animaux, comme le montrent les exemples ci-après:
    – Pour rester aux États-Unis, le NRC, Conseil national de la recherche, a annoncé un “changement radical” qui verra la disparition progressive des essais sur les animaux, considérés comme peu fiables.
    – Des revues scientifiques aussi prestigieuses que New Scientist, Nature, British Medical Journal, Scientific American, accordent de plus en plus de place aux articles dénonçant l’inefficacité de l’expérimentation animale.
    – Le document final du “VII Congrès mondial sur les méthodes alternatives à l’expérimentation animale (Rome, 2009)”, a annoncé la fin des tests sur animaux, au vu des nouvelles méthodes disponibles qui fournissent des réponses bien plus fiables, complètes, rapides et peu coûteuses.
    Aux arguments irréfutables d’une partie de la communauté scientifique, se joint l’appel pressant de 86 % de l’opinion publique opposée à l’expérimentation animale pour des raisons éthiques (Eurostat 2006).

    • Pourvu que vous ayez raison et que dans un futur proche toute cette souffrance animale ne soit plus qu’un très mauvais souvenir
      ! Ça serait déjà ça de gagné.

    • Le chemin est encore long, c’est malheureusement vrai, mais le grand public doit être plus largement informé des conséquences néfastes que représente l’expérimentation animale pour notre santé. En plus d’être cruelle pour des millions d’animaux utilisés dans les laboratoires (des souffrances intolérables leur sont infligées), cette pratique est une véritable erreur scientifique qui ne devrait plus perdurer au 21è siècle sachant qu’il existe des centaines de méthodes de substitution, à la pointe du progrès technologique. Mais il n’y a pas la volonté politique de les valider et de les rendre obligatoires légalement, elles ne sont que facultatives bien que bien plus fiables, rapides dans leurs résultats et pertinentes pour l’homme.
      Actuellement, une grande campagne européenne, appelée “Initiative citoyenne européenne Stop Vivisection”, a justement pour objectif de demander à la Commission européenne de revoir radicalement la législation sur l’expérimentation animale et de proposer une nouvelle loi visant à supprimer les tests sur les animaux au profit de ces méthodes substitutives.
      Il s’agit d’un tout nouveau droit démocratique pour tous les citoyens d’Europe de participer à l’élaboration des lois. Il faut donc convaincre le plus grand nombre car c’est la première fois, grâce au soutien par une signature en ligne à cette initiative Stop Vivisection, que nous avons l’opportunité de défendre tous ensemble à travers l’Europe une cause commune, l’opposition à l’expérimentation animale. La pression de l’opinion publique peut faire bouger les choses.
      Source : Stop Vivisection France (stopvivisectionfrance@gmail.com)
      Site officiel pour soutenir cette initiative (validé par la Commission européenne): www stopvivisection.eu/fr

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