Goûters pour enfants : l’ultratransformé s’invite partout
En testant 82 goûters pour enfants, 60 millions constate à quel point les produits faits pour les enfants contiennent souvent bien des additifs préoccupants.

Quel est l’impact de l’ultratransformation sur la santé des enfants ? C’est ce que 60 millions et Yuka ont voulu établir au travers d’une enquête exclusive.
Les produits à base de chocolat sont les pires
Cette étude met en lumière la composition préoccupante de 82 goûters industriels destinés aux enfants. Ainsi, 91,3 % des produits analysés sont ultratransformés et contiennent des marqueurs d’ultratransformation (MUT) tels que des additifs, des sucres transformés ou des arômes artificiels. Cette situation est d’autant plus alarmante que les enfants consomment davantage d’aliments ultratransformés que les adultes (46 % de leurs apports énergétiques contre 36 %), ce qui accroît grandement les risques de surpoids, d’obésité et de maladies cardio-vasculaires.
Les produits à base de chocolat affichent les pires résultats de l’étude en accumulant un taux de sucre excessif et de nombreux additifs. Les gâteaux moelleux contiennent en moyenne neuf MUT, tandis que des références populaires comme le Kinder Délice ou la barquette Lulu au chocolat (LU) dépassent les 43 g de sucre pour 100 g. Cette profusion de sucres rapides rend ces collations très appétissantes mais peu rassasiantes, exposant les enfants à des fringales continues et au dépassement des doses quotidiennes recommandées.

Le meilleur compromis : les viennoiseries et pains au lait
De plus, de nombreux émulsifiants et conservateurs problématiques (comme le E471 ou le E202) suspectés de nuire au microbiote ou à la santé générale y sont régulièrement ajoutés. Même les barres de céréales (qu’elles soient aux fruits ou au chocolat) cachent une réalité industrielle trompeuse. Pour la moitié des références aux fruits, le sucre ou le sirop de glucose constitue le tout premier ingrédient. La quantité réelle de fruits annoncée sur l’emballage s’avère souvent dérisoire ou artificielle. Du côté des barres chocolatées, l’analyse pointe du doigt des produits très lourds en additifs et en matières grasses, à l’image du Kinder Country, qui cumule les mauvais points nutritionnels.
Quid des biscuits secs nature ? Cette catégorie se distingue comme la seule approche industrielle capable de se rapprocher du « fait-maison ». La moitié des références étudiées ne comporte aucun ingrédient transformé, à l’instar du Sablé pur beurre de La Mère Poulard qui présente une liste très courte de seulement cinq ingrédients. Néanmoins, les experts appellent à la modération : pour offrir cette saveur gourmande et traditionnelle, les galettes et palets bretons affichent des taux d’acides gras saturés deux à trois fois plus élevés que la moyenne des autres catégories. Le meilleur compromis : les viennoiseries et pains au lait. Brioches et pains au lait nature s’avèrent en effet nettement moins riches en sucres et en graisses que les biscuits chocolatés. En moyenne, un enfant consomme quatre fois moins de sucre avec un pain au lait qu’avec un biscuit au chocolat.
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