Avec Genoskin, enfin une alternative à l’expérimentation animale !

La startup française Genoskin offre une alternative aux tests sur les animaux, en recyclant de la peau humaine après certaines interventions chirurgicales.

Rédigé par Nathalie Jouet, le 7 Sep 2017, à 9 h 55 min

C’est une bonne nouvelle pour les opposants à l’expérimentation animale ! Genoskin étend son activité à l’international et notamment aux États-Unis. La startup toulousaine propose aux laboratoires de tester la toxicité et l’efficacité de produits sur de la peau humaine. Un second centre de production devrait ouvrir à Boston au premier trimestre 2018, preuve du succès de sa technologie.

Genoskin : utiliser la peau humaine pour tester l’efficacité de certains produits

Genoskin, une société toulousaine créée en 2011, a réussi à utiliser de la peau humaine pour les tests des entreprises de cosmétiques. Les hôpitaux se débarrassent généralement de leurs “déchets opératoires“. La startup récupère les morceaux de peau abdominale issus d’interventions chirurgicales, pour les transformer en échantillons vendus 3.600 euros l’unité. La peau est conservée dans une matrice biologique spéciale pendant plusieurs jours.

Cette peau humaine vivante permet d’étudier l’efficacité et la toxicité de produits cosmétiques et pharmaceutiques.Les essais sur les animaux sont inefficaces, longs, coûteux et de plus en plus mal perçus du grand public“, précise Pascal Descargues, fondateur et PDG de Genoskin. Ces modèles cutanés permettent aux organismes de recherche et aux entreprises d’obtenir des résultats plus prédictifs et de diminuer ainsi leur coût de recherche et développement (R&D).

L’expérimentation animale interdite dans plusieurs pays

Cette alternative développée par Genoskin répond à la sensibilisation grandissante des populations à la souffrance animale mais pas seulement. Elle s’adapte également à l’évolution des législations, puisque l’Union européenne ainsi que plusieurs pays comme l’Inde interdisent désormais les expériences animales pour les produits cosmétiques. Aux États-Unis, ce type d’expérimentation est de plus en plus controversé.

Lire aussi : En France, les expérimentations animales sont en baisse

Le marché américain est d’une importance capitale pour nous“, précise Pascal Descargues. Les ventes de la startup dans cette région représentaient 30 % de son chiffre d’affaires global en 2016. Genoskin a annoncé l’ouverture d’un centre de production à Boston en 2018. L’objectif : trouver des solutions pour minimiser la participation involontaire des animaux aux expérimentations. Près de 2,2 millions d’animaux sont utilisés chaque année en France dans le cadre d’expérimentations médicales, selon l’association Peta.

Illustration bannière : Lapin de laboratoire – © capture d’écran youtube
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2 commentaires Donnez votre avis
  1. Excellente nouvelle pour nos amis les animaux, mais combien de temps faudra-t-il pour qu’elle soit enfin appliquée en France, toujours à la traîne en ce qui concerne le bien-être de ces pauvres bêtes ?
    Malheureusement, la Chine et sa médecine soit-disant traditionnelle, fait énormément de dégâts avec leurs fausses idées (démontrées) d’un autre âge. La faune est appelée à disparaître si l’Asie en particulier, ne se remet pas en question. Par ailleurs, ce sont des peuples qui trouvent “normal” d’infliger des tortures aux animaux. Il suffit de lire certains articles abominables.
    Et comme le rappelle très justement “Nathalie C”, même en Europe on nous fait croire que certaines expérimentations sont interdites, alors qu’il n’en est rien.
    Comme St Thomas, il faudra “le voir pour le croire”…

  2. Bonjour,

    C’est une belle nouvelle et une grande idée de récupérer “les déchets” des opérations.
    Sinon, je suis étonnée lorsque vous écrivez que l’Inde interdit l’expérimentation animale sur les cosmétiques. Je croyais que l’Europe avait interdit ces mêmes expérimentations dans tout ses pays ; c’est un mensonge donc.

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