Cruauté envers les animaux et consommation durable

Rédigé par Danielle Poulin, le 15 May 2014, à 14 h 12 min

De nos jours, il est de plus en plus facile de connaître les implications de nos décisions d’achat. Le téléphone cellulaire que nous utilisons, par exemple, a été produit grâce aux conditions de vie indécentes accordées aux travailleurs asiatiques. Si l’exploitation des étrangers ne cause déjà pas beaucoup de remous dans nos médias, le traitement infligé aux animaux, lui, passe carrément inaperçu.

La cruauté envers les animaux un jour hors-la-loi ?

Le statut spécial accordé aux animaux par la loi française prendra sans doute des décennies avant d’avoir un impact clair sur les pratiques utilisées par les industries agro-alimentaires et cosmétiques.

Dans le dossier d’aujourd’hui, je souhaite surtout ramener à la surface quelques pratiques assez douteuses qui se déroulent dans notre société. Ainsi, les consommateurs décideront de pleine conscience de changer – ou non – leurs habitudes.

elevage-cruate-vaches

Les géants et les produits testés sur les animaux

Comme le rapporte Chatetchien.ca, les produits cosmétiques sont testés dans des conditions inutilement cruelles pour les animaux (même si ce statut évolue en Europe). Solutions versées au compte-goutte dans les yeux d’un lapin pour en tester l’inocuité, incisions dans la peau d’un animal pour tester si un produit entraîne une irritation cutanée, assassinats en série pour estimer la dose « mortelle » d’ingestion d’un produit… ces méthodes, malheureusement, sont monnaie courante dans l’industrie. Pour chaque crème solaire de Procter and Gamble que vous achetez, il y a un lapin dont la peau a été brûlée à des fins de tests.

Cruauté envers les animaux lapins

Un lapin suite au « Draize Test », qui évalue les lésions créées lorsqu’une substance est en contact avec l’oeil. Plusieurs lapins deviennent aveugles suite à l’expérience.

Les méthodes alternatives de testage

Elles sont de plus en plus accessibles et efficaces pour ceux qui veulent agir de façon responsable. On crée maintenant de la peau et des cornées en laboratoire, ce qui permet d’éliminer bien des expérimentations inutiles (et meurtrières).

Comment consommer de façon durable ?

Si vous souhaitez vérifier si une marque précise de cosmétiques fait preuve ou non de cruauté envers les animaux, vous pouvez faire appel au module « Cruelty-Free Company Search » (en anglais) de la PETA. On vous gâche déjà la surprise : la majorité des grandes marques ont du sang sur les mains. Il est malgré tout possible d’encourager de plus petites entreprises qui offrent d’excellents produits cosmétiques.

Suite > la vie de misère des animaux d’élevage

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Danielle Poulin est une blogueuse québécoise qui se passionne des animaux de compagnie. À travers ses articles, vous apprendrez à cohabiter de façon plus...

26 commentaires Donnez votre avis
  1. Very informative. Excellent article on tests conducted by cosmetic companies. Congratulations!

  2. merci a toutes et a tous et bravo pour votre perspicacitéé et désirs d’avancer en respectant les animaux!
    avez vous vu thalassa ce vendredi soir, Les requins vivants ailerons décapités et rebalançés vivants au fond de la mer échouant sur le sable……..j’ai pleuré!
    pour la nourriture oui manger moins de viandes mais de meilleures qualitées en pensant a ce que vous manger..je mange davantage d’oeufs bio, j’ai rajouté des noix, du bon miel, et des legumes a petits prix de petits producteurs d’a coté! et on se parle on rit on se confie nos petits soucis de la semaine et on sait ce que l’on mange!et cela a bon gout! belles pomme de terres non traitées 2 euros les 2 kilos 5!laitues tendres pommées sorties de terre le matin même a 0,60c pièce!
    le persil offert quand il y en a!..

    le jambon bio est cher mais une fois de temps en temps!l’alternative le jambon label rouge, moi je me détache du jambon je préfère les steaks de soja aux petits legumes miam!
    Regardez bien certains produits bio sont moins cher que les autres trafiqués..
    sans parler du rapport qualité prix.. et notre conscience! et on aide les gens qui font l’effort de remplir les cahiers des charges très lourds du bio..
    le féculent et les legumineuses j’ai du mal mais profitons de l’été pour essayer des salades..

    j’utilise l’huile d’olive pour nourrir ma peau mais si l’on mange equilibré pas besoin de tant de produits… de crèmes….

    on est ce que l’on mange….
    bon courage car c’est pas facile mais moi je suis fière d’avoir fait ce chemin et si je pouvais aider….et ces pauvres bêtes comment peut on être si cruel et se regarder en face!?

  3. Depuis l’an dernier, l’Union Européenne a interdit l’importation et la commercialisation des produits cosmétiques et d’ingrédients testés sur les animaux, comme s’en est à l’époque fait l’écho consoglobe.
    A priori, ces atrocités n’ont dont plus court, du moins chez nous.

    • Oriane, vous avez raison: dans l’UE, les cosmétiques testées sur les animaux sont maintenant bannies. Malheureusement, l’interdiction n’empêche pas une société européenne de fabriquer et commercialiser des produits testés hors de l’UE. L’Oréal ne voudrait pas s’aliéner la Chine, marché qui oblige de tester les cosmétiques sur les animaux.

  4. c’est à lamanière dont elle traite ses animaux que l’on reconnait la GRANDEUR d’une NATION

  5. tous les jours je soutiens un projet local en rapport avec la nouriture. Je vais à bio coop, je recherche les producteurs locaux, j’apprends à composter, je fais des efforts visibles et cela fait parler autour de moi. CertaInes personnes me prennent encore pour une utopiste. JE SUIS DONC SUR LE BON CHEMIN; Celui qu a dit plus haut que l’Europe était économique est je pense pragmatique. Cela peut changer progressivement mais le plus important reste le gerste que chacun fait chaque jour. Amicalemnt

    • Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

      Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

    • Je vous félicite de faire votre part. Avec une armée de « colibris » en action, nous convaincrons petit à petit les gens de changer.

    • Il est vrai qu’il y a certains risques avec le poisson, certaines pêcheries industrielles abusant de façon spectaculaire de nos mers et océans. Merci de l’avoir soulignée! Encore une fois, il faut chercher les petits producteurs plus responsables (ou arrêter complètement de manger du poisson, selon la portée de vos convictions).

    • Brandy, moi aussi, je fais comme toi et nous ne sommes mas les seuls. Le changement ne viendra pas d’en haut, mais des comportements de tous.

  6. Il y a tellement de lobbying auprès de nos députés que la situation ne risque pas de changer. En attendant, j’achète bio même si c’est plus cher. Par exemple, un jambon normal (Fleury Michon et les autres) coûte entre 8 et 10€ le kg contre 30-35€ pour un jambon bio.

  7. Le poisson aussi est pêché en quantité avec un gaspillage fou,les grandes enseignes ont des bateaux qui partent en haute mer et raclent les fonds et détruisent tout sur leur passage sans parle des pertes sur place,inter marché par exemple, je ne prends plus de poisson en grande surface , mieux vaut acheté local,chez le poissonnier et congeler, tous les jours on voit les assos qui luttent contre les abus et la souffrance animal dans le monde,mais je pense que les industriels de l’alimentaire connaissent bien les prouesses pour se protéger,expl:le cahier des charges,il a bon don ce cahier des charges,le consommateur est prit au piège avec un budget sérré , le manque de temps et d’informations, surtout pas assez conscience des conséquences dans un futur très proche,quand on parlait il y a quelques années de pilules qui remplaceraient la nourriture,on est trés proche de la théorie,quand on pense qu’une banque de graines existe,ou tout est hyper protégé, comme des lingots d’or,on ne sait rien des dessous politiques mondiale,mais les érudits savent…alors la souffrance de toutes ces pauvres bêtes ils s’en foutent royalement,ce qui compte pour eux ,c’est l’argent cela génère,et de temps en temps on rassure la peuplade , avec des règlementations poudre aux yeux, pour que l’on en parle pas trop et que comme tous scoops du moment , on zappe 3 jours après,c’est comme les photos sur les paquets de cigarettes, choc au début et puis l’oeil , s’y fait, le mental s’y adapte, et hop c joué, mais l’industrie à fait son boulot………..

  8. En réaction à certains commentaires, je souhaiterais donner quelques liens pour défaire l’idée reçue que les produits laitiers ou le poisson seraient une alternative acceptable à la viande. Tout aussi industrialisée, la production laitière et la pêche ne sont pas plus respectueuses du bien être animal, ni plus écologique d’ailleurs. Voir notamment:

    lait-vache.info/lait-plus-de-souffrance-que-la-viande/

    one-voice.fr/oceans/poissons-la-souffrance-muette-3/
    et l’excellent article mentionné plus haut

    Une petite précision quand à l’article : le cannibalsme porcin n’est courant que dans les conditions d’élevage où la promiscuité les rend agressifs.

    Merci pour cet article, espérons que nous allons vers moins d’anthropocentrisme et plus d’égalité dans les choix de consommation et dans le débat public!

    • Le lien pour l’article mentionné par Fissomad:
      cahiers-antispecistes.org/spip.php?article7

  9. Tout changera, quand le consommateur changera……
    Enfin, peut-être un jour pourra t-on espérer une vie meilleur pour les animaux, mais je crains que se ne soit pas pour maintenant.
    Il suffit d’observer les acheteurs dans les grandes surfaces avec des grands chariots qui avancent tels des moutons dans des grandes allées et qui achètent des grands n’importes quoi, sans réfléchir à savoir ce qu’il y a derrière sa barquette en plastique, de nouvelles textures dont on ne sait même pas avec quoi elles sont fabriquées ?….. trop de nourriture transformée, trop de viande, de charcuterie, dont on peut très bien se passer.
    Mais tant que le consommateur achètera, l’industrie produira!!!!!!

  10. Il existe szq loiq contrele maltraitance des animaux. Le gouvernement, le Foll ou autres, autorise de maltraiter les animaux.
    Aux Indes 80 pourcent de la population est végétarien, a cause de leur relegion.
    Pas tout le monde supporte des lentilles et haricots. Mais un très bon remplacant de la viande est le fromage blanc.
    Un très bon savon est le savon d’Alep, sur base de huile d’olives et de laurier noble.Les produits cosmétique, meme les plus chèrs ne sont pas ùes meilleurs pour la peau.

  11. Bravo pour cet article!

    N’oublions pas que les poissons aussi sont des êtres sensibles qui souffrent énormément dans les elevages et lors de la pêche.
    Voir pour cela le document « Les poissons : une sensibilité
    hors de portée du pêcheur » produit par les cahiers Antispécistes.
    Et dans les poissons s’accumulent des métaux lourds et autres polluants toxiques…

  12. je me demande comment on peut encore manger de la viande quand on connait les conditions horribles des élevages ;

  13. En France, il est possible d’avoir de bons produits, pas très onéreux, comme Melvita, par exemple. Et si vous utilisez des savons à l’huile d’olive plutôt que des shampoings douche pour vous laver, ce n’est pas très onéreux non plus.
    Il suffit de commencer pas à pas. si vous le voulez vraiment, vous trouverez des produits bio non testés sur les animaux pour votre peau, vos cheveux, etc… puis de fil en aiguille, par des connaissances, des producteurs (respectueux des conditions de vie des animaux) de viande qui vendent directement au consommateur, mais apprendre aussi à en manger moins.
    Puis réduire sa consommation de viande, et de poisson, en mangeant des lentilles, du riz complet, des pates complètes, qui sont de plus, excellentes à la santé.
    Et surtout, prendre conscience, qu’on a beaucoup d’envies et désirs, mais qu’en terme de réels besoins, peu, si ce n’est des besoins primaires.
    Car à pousser la planète à toujours produire pour nous satisfaire, on voit déjà ce que cela donne en terme de réchauffement climatique.

    « Nous ne possédons pas la terre, nous l’empruntons à nos enfants » et on peut juger de la grandeur d’une nation à la façon dont il traite ses animaux ». C’est ce que disait Gandhi.
    Il est également prouvé que la façon dont ils sont maltraités, est un message banalisant la violence, qui peut retentir sur chacun de nous.

  14. Le gouvernement qui défend l’Europe n’est même pas capable de faire appliquer la disposition européenne relative aux cages de gestation pour les truies, un cauchemar pour ces pauvres bêtes. Mr Le Foll n’a aucune autorité et obéit au lobby des éleveurs. Donc à quoi sert l’Europe et à quoi sert Mr Le Foll ?

    • Réponse très simple: l’Europe ne sert qu’à faire du fric, il n’y a que ça qui compte.Elle a été créée dans un but économique, et cette fonction ne changera jamais, et dominera toujours toutes les autres. Alors le bien-être animal, c’est le dernier de leurs soucis. Voilà pourquoi c’est aux consommateurs de faire changer les choses, ils ne peuvent compter sur personne d’autre.

  15. Je m’attendais à bien plus d’exemples et d’informations pour faire prendre conscience de la nécessité impérieuse de voir les animaux comme autres choses que des objets sans ressenti, le nier revient à abaisser également l’humain. L’homme capable de cruautés envers un animal ne sera guère plus tendre avec son semblable ( si l’occasion lui est donnée )…..

    • On ne va pas tout dire dans un article de 2 pages sur consoglobe…. Il existe des pages très bien faites sur ce sujet : la page de l214.com, la page de viande-info.org, la page de Peta, etc…
      on invite les gens à s’informer, et je trouve ça très louable.

  16. donnez nous les sous

    • Je suis d’accord qu’avec un budget serré, ce n’est pas toujours facile de consommer responsable!

      Mais c’est possible de faire des choix 🙂 réduire la consommation de viande rouge et la remplacer par du poisson, voire du quinoa acheté en grande quantité, ce n’est pas beaucoup plus cher et c’est à la fois bon pour vous et pour la nature.

      Ensuite, pour les cosmétiques, c’est vrai qu’il y a surtout de petites compagnies plus onéreuses dans la liste, mais les Américains ont la chance d’avoir une grande chaîne comme Bath & Body Works qui a pris le virage… je ne sais malheureusement pas si on a un exemple comparable en Europe pour l’instant!

    • Parfois on peut revoir les choix de dépenses qu’on fait….
      Les petites bières , les cigarettes, la viande, les produits laitiers, les sodas…. ça coute cher et c’est pas bon pour nous…. Si on décide de ne plus consommer ces choses là, et bien on aura les moyens de s’acheter des produits éthiques et de qualité.

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