Les grands fleuves européens tous pollués par des gants et masques de protection

Selon les informations de France Inter, au cours de son expédition, la Fondation Tara Océan a ‘systématiquement’ retrouvé des masques et des gants dans les sept plus grands fleuves européens.

Rédigé par Anton Kunin, le 13 Jul 2020, à 11 h 50 min

Les protections personnelles, dont le port est recommandé voire obligatoire dans la plupart des pays, ont été retrouvées dans la Tamise, l’Elbe, le Rhin, la Seine, l’Ebre, le Rhône, le Tibre, la Garonne et la Loire, a fait savoir Romy Hentinger, porte-parole de la fondation Tara sur France Inter le 12 juillet 2020.

Une partie des masques seraient déjà arrivés en mer

C’est une triste conséquence de l’injonction soudaine de porter des masques à usage unique (voire des gants dans certains pays) : ces protections se retrouvent désormais dans les grands fleuves d’Europe. C’est le constat qu’a fait la Fondation Tara Océan, dont le navire scientifique (qui fait office de laboratoire flottant) parcourt sans cesse les fleuves du continent pour mieux étudier leur pollution.

Selon Romy Hentinger, ces protections ont été retrouvées systématiquement dans les grands fleuves d’Europe. Et ils « se fragmentent rapidement ». « C’est préoccupant pour la suite », car « on peut en déduire que d’autres sont déjà arrivés en mer », a-t-elle déclaré sur France Inter(1).

Lire aussi : Laver son masque de protection : nos conseils pour le réutiliser

10 millions de masques potentiellement dispersés dans l’environnement tous les mois

129 milliards de masques et 65 milliards de gants à usage unique sont utilisés à travers le monde tous les jours, d’après l’ONG Ocean Conservancy. Et selon le WFF, dans l’hypothèse où 1 % des masques n’étaient pas jetés dans les poubelles, ce sont 10 millions de masques qui seraient dispersés dans l’environnement tous les mois.

Étant donné que chaque masque pèse 4 grammes, ce sont 40.000 kilos de déchets plastique qui seraient dispersés dans la nature tous les mois.

Par le passé, grâce aux prélèvements qu’elle avait réalisés, la Fondation Tara Océan avait déjà tordu le cou à l’idée reçue selon laquelle les plastiques ne se décomposeraient que dans les océans. Ces derniers se décomposent aussi bien dans les fleuves sous les rayons du soleil et les vagues. Selon ses estimations, 5.000 milliards de morceaux de microplastiques (inférieurs à 5 mm) flotteraient à la surface des océans.

Illustration bannière : Le coronavirus n’en finit pas de participer la pollution – © Fostock12
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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

1 commentaire Donnez votre avis
  1. bonjour, Il faudrait que les gens fabriquent eux même leurs masques grand public. Beaucoup le font, on en voit plein, moi-même j’en ai fait près d’une centaine et je continue. J’en ai donné à mes enfants et à des personnes que je connais.

    On les lave, c’est très économique, donc on ne pollue pas.

    On n’a pas besoin de « stériliser », ce n’est pas un pansement, il faut un bon lavage, avec une bonne lessive, on peut y mettre un peu de javel s’ils sont de couleur claire ainsi que le reste du linge qu’on met dans la machine.

    Perso, je les lave à la main, car j’ai mis un « serre nez » qui s’abimerait en machine. Je passe du liquide vaisselle, je frotte un peu et je rince un peu, ensuite je savonne au savon de Marseille, et je laisse tremper environ 20 mn dans l’eau chaude comme je peux supporter à la main et ensuite je rince et j’essore soigneusement. Ensuite je mets à sécher en plein soleil. Je les étire un peu et les applati pour ne pas avoir à repasser. Et ainsi, on peut les laver pendant longtemps.

    ça me fait marrer les masques qu’on ne peut laver que 5 fois, ou que 30 fois. ça dépend de la fabrication du masque, et de la façon de le laver.

    Ces masques jetables on en voit partout, dans n’importe quelle poubelle, mais aussi dans la rue, sur les parkings.

    Un homme politique disait qu’il faudrait les donner… eh bien plus ce sera gratuit, plus ils seront gaspillés et jetés n’importe où. On peut dire que c’est une vraie catastrophe écologique.

    Avec un peu de bon sens et deux mains gauches, on peut fabriquer quelques masques, même avec du tisssus de récup. Même pas besoin d’une machine à coudre. c’est un ouvrage à faire devant la télé.

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