Exportation d’animaux vivants : le scandale continue

Le sort de centaines de milliers de bovins français est tout sauf enviable. Et si des maltraitances ont également lieu dans des élevages sur notre territoire, aujourd’hui c’est sur le sort des bovins transportés hors de nos frontières qu’attirent notre attention les ONG Welfarm, Animal Welfare Foundation et Animals International.

Rédigé par Anton Kunin, le 13 Nov 2020, à 11 h 29 min

Les militants du bien-être animal ont suivi les bovins français en Espagne, puis en Afrique du Nord pour montrer le triste sort réservé aux animaux exportés.

Des maltraitances animales sur le sol européen

Maltraitances au port de Carthagène (Espagne), puis sur des marchés à bétail en Afrique du Nord, avant une cruelle mise à mort… : les bovins élevés en France subissent des violences inouïes lorsqu’ils sont exportés.
Les ONG Welfarm, Animal Welfare Foundation et Animals International diffusent aujourd’hui trois vidéos que leurs militants ont filmées pour attirer l’attention sur ce problème. L’enquête commence en Espagne, où 425.000 bovins français sont exportés chaque année pour être engraissés.

Leur périple se poursuit au port espagnol de Carthagène, qui se dit pionnier dans le bien-être animal. On y voit un bovin français né dans le Puy-de-Dôme. Il a les pattes fracturées et se traîne au pied d’un navire qui doit l’emmener en Lybie.
Chocs électriques, coups de pieds… les employés du port s’acharnent sur lui en essayant de le tuer. N’y parvenant pas, ils appellent un tracteur à la rescousse : ce dernier traîne l’animal paralysé et hurlant de douleur jusque dans un camion, pour être emmené à l’abattoir.

« Dans les ports européens comme dans les pays tiers, l’absence de contrôles, d’infrastructures et de sanctions est désastreuse pour les animaux. La présence d’un vétérinaire n’est même pas obligatoire à bord des bateaux qui quittent l’UE. Des milliers d’animaux sont ainsi privés de soins durant des jours voire des semaines », fait remarquer Maria Boada, chef de projet chez Animal Welfare Foundation, qui a filmé ces images.

Lire aussi : Le martyre des veaux en route pour l’abattoir

L’« exportation pour reproduction » est très souvent un mensonge

Une autre vidéo nous montre un marché au bétail au Maroc. Des bovins y sont tenus pattes ficelées et bâches attachées au museau, afin de les empêcher de voir. Les veaux ont un sceau attaché à leur museau pour les empêcher de téter leur mère.
Selon Héléna Bauer, auteur de ces images et chef de projet chez Animals’ Angels, les exportateurs européens nous font croire que ces bovins exportés sont destinés à la reproduction (comme les génisses) et non à l’abattage. La réalité est toute autre : tous les bovins finissent sur les marchés au bétail, puis dans les abattoirs.

Une troisième vidéo nous montre la mise à mort de bovins dans un abattoir marocain. « Les travailleurs ne sont ni équipés ni formés et ont peur de ces gros bovins. Ils utilisent des cordes pour les maintenir, ils les poignardent et leur cisaillent la gorge. Les animaux sont terrifiés, ils souffrent et sont conscients jusqu’au bout », commente Gabriel Paun, directeur Europe d’Animals International.
Ces mises à mort cruelles sont contraires à la façon musulmane de mettre à mort un animal et seraient même contraires à la loi si elles avaient lieu en France, fait-il remarquer.

Pour en savoir plus et signer la pétition contre l’export d’animaux vivants, rendez-vous ici

Illustration bannière : Transportés comme de vulgaires marchandises, la cruauté en plus © Animals’Angels
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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

1 commentaire Donnez votre avis
  1. De tels transports de la honte et de l’horreur, de telles exploitations immondes et ignobles D ANIMAUX ETRES VIVANTS à part entière autant que nous et comme nous, doivent être dénoncés et dénoncés et nous avons tous à faire pression et pression auprès des gouvernements concernés dont la France. Ce qu’il faudrait exiger et sensibiliser au maximum les populations à cesser de manger de la viande qui n’est qu’un produit issu de la souffrance extrême, de la barbarie, de la douleur, du stress, de la peur et de l’isolement. Il faut encourager l’alimentation entièrement végétale et éthique la seule qui soit nutritive et équilibrée c’est prouvé et démontré. LES ANIMAUX ne sont pas « de la nourriture, des produits ou marchandise » ! MAIS TOUS DES ETRES VIVANTS c’est comme si nous mangions des humains ! TOUS DES ETRES VIVANTS PAS DE DIFFERENCE

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