Equibûches : premières bûches « écolonomiques »

Zoom sur de drôles de bûches réalisées grâce… au crottin de cheval.

Rédigé par Isabelle Louet, le 5 Oct 2015, à 9 h 50 min

Des bûches réalisées grâce à de la litière de cheval, l’idée peut paraître étonnante ! Cette innovation vient directement de nos contrées puisque les équibûches sont françaises. Zoom sur une technique à la fois écologique et économique de réaliser des bûches.

Equibûches : une idée née dans l’esprit d’une passionnée d’équitation

Après avoir travaillé comme commerciale dans l’hôtellerie de luxe, Agnès Korn se lance dans l’activité de chambres d’hôtes équestres haut de gamme, au coeur d’un château en Touraine. Autour, des infrastructures pour loger les chevaux des clients.

Apparaît alors une problématique : la nécessité de se débarrasser du fumier, rapidement encombrant, des équidés.

Ecuries

Une difficulté souvent rencontrée par les centres équestres qui paient des prestataires pour se défaire du fumier équestre.

De là est née l’idée de créer des « équibûches » grâce au fameux sésame. Ainsi, en janvier 2012, Agnès Korn crée ainsi la société Aksea à Esvres sur Indre (Indre-et-Loire), près de Tours et sa marque, Equibûches.

Equibûches : des bûches écolonomiques

Le site l’affiche clairement dès la page de garde. Equibûches commercialise des bûches « écolonomiques », un terme issu de la contraction entre « écologie » et « économique ».

Alors, que se cache-t-il derrière cette promesse alléchante ? 5 mots : écologie, économie, performance, praticité et polyvalence.

Equibûches

Photo : www.equibuches.com/

Comme l’indique le site, les équibûches sont 100 % naturelles. Elles sont en bois recyclé sans cire ni produit chimique. Du côté économique, on argue que l’énergie bois est la plus économique des énergies.

Pour la performance, les bûches apporteraient une chaleur plus importante avec un pouvoir calorifique 4 fois supérieur au bois ordinaire. Question praticité, la manipulation serait simple et propre, avec un volume de stockage réduit.

Enfin, côté polyvalence, les équibûches s’adaptent à tous types de foyers (cheminées, inserts, poêles à bois, chaudière à bois…).

Equibûche : de quoi s’agit-il ?

L’équibûche est un combustible issu de la transformation(3) de litières de chevaux en copeaux de bois et crottins.

Densifiée pour servir au chauffage domestique, elle ne contient aucun produit chimique. A noter que le crottin de cheval sert de liant pour agglomérer les copeaux entre eux.

Equibûches 1

Photo : www.equibuches.com/

L’équibûche est réalisée au sein d’un atelier de 320m2 dirigé par la société Aksea.

Avantage : ceci évite des coûts de transports onéreux et polluants.

Comme en témoigne Agnès Korn « le concept équibûches est de travailler en circuit court, c’est-à-dire de récupérer la matière première en local, de la transformer sur site(2) et de la redistribuer en local ».

Ainsi, les équibûches proviennent d’une collecte effectuée dans un rayon de 150 km autour d’Esvres-Sur-Indre, via des sous-traitants transporteurs.

Lire page suivante : Equibûches : un échange gagnant/gagnant

Références :
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Auteure et journaliste, Isabelle Louet aime découvrir, comprendre, tester et partager. Adepte du «facile à appliquer», elle livre aux lecteurs de...

14 commentaires Donnez votre avis
  1. ngfdjyfjdjytudtyn greqgreqgfdsghres rezqg

  2. LEs stères sont austers

  3. Ouais !!!! Bien trop cher et pas judicieux à mon humble avis. Comme le dit si bien Mr. Eautarcie il vaut mieux utiliser ce fumier pour les sols.

  4. comment on fait pour commander quelques buches pour essai,merci de me donner adresse et numero tel,a biento^t

  5. Bonjour,
    Oui, c’est vrai que la stère de bio-bûche est plus chère que le bois, mais c’est le résultat que “nous en faisons” lorsque nous ouvrons notre porte-monnaie !
    On va dire que c’est le double du prix… pour nous, pauvres consommateurs, mais nous sommes aussi des pilleurs de la planète en brûlant le bois…bien que ce soit un des moyens de chauffage le moins onéreux.
    Je ne vous en veux pas, je fais parti de ceux qui aujourd’hui se chauffent au bois.
    La question que je me pose est : Combien de temps encore notre planète va-elle tenir le rendement que nous allons lui faire subir ? sachant que la population augmente évidemment… Ne serais-ce pas judicieux d’inciter et de développer des initiatives comme celle-ci, même si au départ cela nous parait cher, il est évident que le prix n’est que subjectif, puisque le marché de l’offre et de la demande aujourd’hui, n’est pas en compétition avec d’autre mode de chauffage dit “écologique”.
    La phrase de M. Eautarcie me laisse perplexe : “Transformer en CO² cette matière précieuse est un véritable gâchis environnemental.” Que fait-il des cendres ? …..
    Bref, il y en aurait à dire et à étudier sur ce moyen de chauffage, mais il vaut mieux, à mon sens, réutiliser un déchet jusqu’à sa dernière fumée, plutôt que de couper l’arbre ! ….

  6. Après le reportage de télé matin je suis prêt à faire un test .
    Et voir si ma cheminée foyer ouvert fume moins qu’avec du bois .
    Mais 170,00 € pour le test sa fait cher

  7. Ayant essayé des bûches de bois compressé (sans crottin ni aucun liant) j’ai cru constater que la promesse d’une bûche compressé = 4 bûche classique (même promesse qu’ici) était largement exagérée.

    Alors si le bilan écologique n’est pas non plus intéressant, je ne vois pas l’intérêt.

  8. Je suis d’accord avec Dubat, cet initiative aussi louable soit-elle “tombe plutôt mal” !

    2015, grâce à la FAO, c’est l’année internationale des sols.

    La restauration de la biosphère gravement dégradée passe par celle des sols.
    C’est aussi le point de départ pour la maîtrise des changements climatiques.
    Il est plus que temps de lancer à l’échelle mondiale un vaste programme de gestion durable de la biomasse qui équivaut à la restauration de la teneur en humus des sols.
    Cette démarche passe par l’abandon rapide des techniques suicidaires de destruction massive de la biomasse comme:
    – L’épuration des eaux usées (tout à l’égout);
    – La fabrication des bio-carburants, des pellets et du bio méthane;
    – La “ruée” vers les énergies “dites vertes” par combustion de la biomasse à grande échelle

    Voici la synthèse de l’Expérimentation faite au CARAH en 1999, le Centre Agronomique très renommé de Ath en Belgique :

    compostage de lisier provenant d’un élevage porcins « gavés » aux antibiotiques (21)
    après imprégnation sur des déchets de bois de construction (traités aux fongicides, peintures au Plomb,…) déchiquetés
    après mise en andins du tas de 70 m³, lors d’une analyse (par chromatographie en phase gazeuse)
    on ne trouva déjà plus de traces d’antibiotiques après seulement 3 mois (montée en température à 70 °C )
    au départ, on avait 2 « déchets » extrêmement toxiques dont personne ne voulait…. !
    Seule “solution” pour s’en débarrasser : l’incinération, dans les 2 cas,
    avec énorme production de CO², dispersion des polluants chimiques dans l’atmosphère et (ou) dans l’eau,….
    et, pire encore, une “perte totale” pour la régénération indispensable des couches fertiles du sol !
    Peu de gens pensaient l’opération « faisable », la plupart croyaient que
    le compostage n’allait même pas pouvoir démarrer, avec autant d’antibiotiques, de pesticides et fongicides … !
    Pourtant ce compostage, bien mené, a littéralement « transmutés »
    ces 2 “déchets” extrêmement toxiques à la base en Humus sain et vivant
    capable de dynamiser naturellement la fertilité des sols qui ont reçu ce véritable « or brun »
    et, “cerise sur le gâteau” pendant cette phase de transmutation, l’énergie de basse température récupérable
    (le cœur du tas de compost reste au-dessus de 60°C pendant des mois, pouvant produire de l’eau de 40 à 50°C)
    dépasse celle obtenue par combustion des matières mises à composter !
    (comme Jean Pain avait été le premier à le constater au début des années 70).

  9. dommage de gaspiller de la matière organique qui pourrait servir à la fabrication de compost,nos terres agricoles en manque cruellement!!

  10. Je ne souhaiterais pas gâcher vos préoccupations, mais lorsqu’on connaît les grands principes de la gestion durable des sols qui détermine celle du climat aussi, on réalise qu’avec les équibûches on va en sens en sens inverse du développement durable. La litière imprégnée n’a qu’une seule destination admissible pour l’environnement: le compostage pour en faire de l’humus pour le sol. Il s’agit d’une matière première indispensable à la biosphère. Transformer en CO² cette matière précieuse est un véritable gâchis environnemental.
    Ce type d’activité renforce les problèmes posés par les changements climatiques:
    eautarcie.org/07b.html

  11. le fumier de cheval pasteurisé sert dans les champignonnières et ensuite comme engrais

  12. 148€ le stère d’équibuches c’est très cher , trois fois plus cher que le bois vendu ici en Deux-Sèvres 50€ le stère….

    • 50e en 79 tu l achete ou ?

    • Je suis d’accord avec stan,
      Je viens de voir le reportage sur tété matin aujourd’hui donc je me dirige sur le site et là effectivement surprise.

      148€ le stère, une blague c’est vrai moi qui utilise un poêle à bois en appoint, le tarif moyen en deux sèvres varie entre 50 et 80€ la stère en fonction du bois choisi.

      Quel intérêt d’utiliser cette bio buche, innovation certes mais à quel prix. C’est dommage.

      La matière première est issu de récupération, bon études, investissement, salariés mis à part cela reste une fois de plus trop cher par rapport au produits proposé.

Moi aussi je donne mon avis