Éoliennes offshore : accords trouvés pour les six parcs, et 15 milliards d’économies

Les six parcs éoliens offshore, dont les travaux ont été lancés entre 2011 et 2013, vont pouvoir se développer et ce, à moindres coûts. Après la négociation, la subvention publique diminue de 40% et les tarifs de rachat d’électricité baissent de 30%.

Rédigé par MEWJ79, le 21 Jun 2018, à 10 h 00 min

Emmanuel Macron a confirmé ce mercredi 20 juin la poursuite des six projets de parcs éoliens en mer. Au final, après renégociation des contrats avec les opérateurs, l’État va économiser 15 milliards d’euros.

Six parcs éoliens offshore mis en service progressivement dès 2021

Les négociations ont été difficiles, mais au final, lors de sa visite au Cap Fréhel, en Bretagne, ce mercredi 20 juin 2018, le Président de la République a confirmé être parvenu à un accord financier avec l’ensemble des opérateurs. Les 6 parcs éoliens offshore, dont les travaux ont été lancés entre 2011 et 2013, vont donc pouvoir se développer. Pour rappel, la loi pour la transition énergétique et la croissance verte fixe un objectif de 40 % d’électricité renouvelable d’ici 2030, contre environ 15 % aujourd’hui.

éolien offshore

Construction d’une ferme éolienne en mer (Pays-Bas) © T.W. van Urk

Parmi les six parcs concernés, d’une puissance de 500 mégawatts (MW) chacun, trois sont développés par EDF, au large de Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Courseulles-sur-Mer (Calvados), deux par Engie au large du Tréport (Seine-Maritime) et de l’île de Noirmoutier (Loire-Atlantique), et un par l’Espagnol Iberdrola, près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Ils doivent entrer en service progressivement à partir de 2021, en suivant un calendrier. Et, bonne nouvelle, les travaux coûteront moins cher que prévu.

Lire aussi : Projet d’éolien en mer à Boulogne-sur-Mer annulé : reculer pour mieux sauter ?

Une diminution des tarifs de 40 % qui ouvre la voie à une deuxième génération de projets

En effet, le gouvernemental avait annoncé, en mars 2018, vouloir renégocier, à la baisse, les tarifs de rachat de l’électricité, retenus sur les six projets. Ces derniers, accordés en 2012 et 2014, étaient compris entre 180 et 230 euros par mégawattheure produit, mais ces dernières années, le coût de l’éolien en mer a fortement baissé en Europe, s’approchant à plusieurs reprises des 100 euros/MWh.

Ainsi, les tarifs d’achat passent d’environ 200 euros à 150 euros par MWh en moyenne, a dévoilé Nicolas Hulot sur Twitter. La négociation a permis de baisser le coût du soutien public de 40 milliards d’euros à 25 milliards d’euros, sur vingt ans.

Et Emmanuel Macron de se féliciter : « La négociation a permis de diminuer de 40 % la subvention publique et d’avoir un ajustement des tarifs de 30 % ». En outre, le Président a indiqué que cet accord permettrait de lancer rapidement une deuxième génération de projets.

Dans un communiqué de presse, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, se réjouit du dialogue responsable mené avec les acteurs de la filière de l’éolien en mer et des conditions de partage des économies qu’ils proposent : « Grâce à cette négociation, non seulement nous développons une filière en France, avec des emplois à la clé, mais nous évitons de faire payer aux Français des coûts qui ne correspondent plus aux réalités d’aujourd’hui. C’est un double gain, écologique et économique ».

Illustration bannière : Éolienne en mer – © Michael Rosskothen
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Journaliste, je fais le grand écart entre football et littérature jeunesse.

1 commentaire Donnez votre avis
  1. Une bonne nouvelle, pas tant la construction de ces parcs, mais la rentabilité des projets. C’est cela qui donne du sens au renouvelable! L’énergie la moins chère à long terme, mais aussi grâce aux effets de masse des commandes et l’arrivée de nouveaux entrants, de moins en moins cher à court terme! Espérons quelques bons conflits politiques avec incertitude sur les prix du pétrole pour que le renouvelable s’impose enfin!

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