Déchets sur la voie publique : faudrait-il sanctionner plus lourdement ?

Du mégot de cigarette aux sacs poubelles éventrés, on trouve toutes sortes de déchets dans les rues et les campagnes. En effet ce n’est pas toujours évident pour tout le monde : la voie publique n’est pas une décharge à ciel ouvert.

Rédigé par Valérie Dewerte-Debisschop, le 9 Jul 2019, à 7 h 50 min

Trop de détritus sont encore jetés dans les rues ou dans la nature malgré des campagnes de sensibilisation de la population. Comment agir pour moins d’incivilités ? Répondez à notre sondage de la semaine.

Dépôt de déchets sur la voie publique : la méthode de retour à l’envoyeur

En janvier, Arnaud Lécuyer maire de Saint-Pôtan (Côtes-d’Armor) excédé par l’incivilité d’une administrée de sa commune opte pour une solution radicale, il rapporte à l’intéressée l’amas de cartons et de déchets ménagers qu’elle avait abandonnés dans la rue.

Une méthode musclée, mais visiblement efficace puisqu’à Laigneville, dans les Hauts-de-France, le maire adepte de la méthode de son homologue breton pratique le retour à l’envoyeur, le nombre de déchets aurait déjà diminué de 90 %.

Pédagogie et réglementation en matière de déchets

L’amende pour abandon de détritus sur la voie publique est pourtant salée puisqu’elle s’élève à 68 euros si vous la  réglez immédiatement ou dans les 45 jours suivant le constat d’infraction. Passé ce délai il vous en coutera 180 euros. Pour les réfractaires qui refusent le paiement, c’est le  juge du tribunal de police qui décide du montant de l’amende pouvant aller jusqu’à 450 euros.

Respecter la propreté de notre environnement fait partie de l’éducation. Lorsque des parents expliquent à leur enfant « tu ne dois pas jeter de papier par terre », c’est l’image qu’ils donnent et la personne que l’enfant deviendra qui est en ligne de compte. Plus tard, c’est l’intérêt commun et le bien vivre ensemble qui importent… Une amende est-elle suffisante pour en prendre conscience ? Faut-il augmenter les montants à régler en cas d’incivilités ?

Quand la rue se transforme en déchetterie © Wessel du Plooy
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10 commentaires Donnez votre avis
  1. Je pense que le principe du retour à l’envoyeur ( à identifier) est une évidence et doit être réalisé dans un premier temps.
    C’est sans doute plus facile dans les petits village.
    Le retour de la poubelle doit être accompagné d’un mot indiquant que sa poubelle a été trouvé dans un endroit non approprié et d’une information sur la collecte des ordures ménagères, le tri et… les sanctions encourues.
    Si ça ne suffit pas, la loi doit s’appliquer tout simplement.

  2. Je pense que le principe du retour à l’envoyeur (à identifier) est une évidence et doit être réalisé dans un premier temps.
    C’est sans doute plus facile dans le petit village.
    Le retour de la poubelle doit être accompagné d’un mot indiquant que sa poubelle a été trouvée dans un endroit non approprié et d’une information sur la collecte des ordures ménagères, le tri et… les sanctions encourues.
    Si ça ne suffit pas, la loi doit s’appliquer tout simplement.

  3. Je pense que le principe du retour à l’envoyeur ( à identifier) est une évidence et doit être réalisé dans un premier temps.
    C’est sans doute plus facile dans les petits village.
    Le retour de la poubelle doit être accompagné d’un mot indiquant que sa poubelle a été trouvé dans un endroit non approprié et d’une information sur la collecte des ordures ménagères, le tri et… les sanctions encourues.
    Si ça ne suffit pas la loi doit s’appliquer tout simplement.

  4. je pense que les sanctions sont assez elevees, deja. Mais encore faudrait il faire payer les gens. Combien de fois rien n’est fait. On ne facture pas les incivilites.
    Le maire qui remet tous les dechets devant le proprietaire, moi je dis chapeau!

  5. Sanctionner celui qui jette sur la voie publique est dû un pb d’éducation bien entendu, que celui ci puisse être « puni » peut être une des solutions, certainement pas la seule.
    On oublie par contre régulièrement la responsabilité des producteurs de ces déchets qui sous couvert de la sacro-sainte productivité ont tous remplacés leurs contenants par des produits plastiques plus légers, moins chers en coûts-transports et donc plus rentables sur leurs marges, en aucun cas une baisse en prix de vente n’a eu lieu, aucune obligation de retraiter leurs produits non plus. L’education ne concerne pas uniquement les utilisateurs finaux !

    • En plastique ou pas, ce n’est pas une excuse pour les jeter n’importe où !

    • voir plus haut : pb d’éducation

  6. OUI, mais… encore faut-il être présent au moment des faits
    et surtout appliquer les sanctions prévues !
    Les bords de routes et les ronds-points sont jonchés de détritus en tout genre jetés des voitures, les trottoirs et caniveaux couverts de mégots et de crottes de chiens.
    Quant aux débarras découverts sur les chemins de campagne, toujours aux mêmes endroits, j’en ai déjà signalé aux mairies concernées, photos à l’appui, et rien n’a bougé, pas même un retour par mail…

  7. Bonjour, encore faudrait-il que la loi s’applique. La France est dotée de lois qu’elle n’utilise pas. Personne n’ose « taper » sur les doigts y compris les personnes dédiées à cette fonction.C’est donc normal que notre pays est un vrai casse tête de non respect. Y’a qu’à voir déjà avec la conduite de chacun, à quoi sert un clignotant? A rien juste nécessaire pour obtenir le permis.

  8. OUI sans équivoque.

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