Les croquettes pour chiens et chats ont un impact environnemental considérable

Si avoir un animal de compagnie est une source indéniable de bien-être, ils sont également à l’origine de rejets importants de gaz à effet de serre. Notamment du fait de leurs croquettes…

Rédigé par Anton Kunin, le 7 Aug 2017, à 10 h 45 min

Les besoins alimentaires de nos chiens et chats et les émissions de gaz à effet de serre qu’ils engendrent sont rarement pris en compte par les chercheurs, et pourtant, nos amis à quatre pattes ont un impact environnemental qu’on ne peut d’ignorer.

25 à 30 % de l’impact environnemental de l’élevage est dû à la fabrication de croquettes

Selon les calculs de Gregory Okin, chercheur spécialiste de l’impact du réchauffement climatique sur les écosystèmes à l’université de Californie, si les chiens et chats américains constituaient un pays, ce pays se classerait cinquième pour sa consommation de viande, derrière la Chine, les États-Unis, le Brésil et la Russie. Cette conclusion, qui peut paraître étonnante, est révélatrice de l’utilisation importante de viande dans la fabrication de croquettes.

Et qui dit élevage dit rejets de gaz à effet de serre, en l’occurrence de méthane et de protoxyde d’azote  : rien qu’aux États-Unis, cette production de viande supplémentaire engendre l’émission de 64 millions de tonnes de ces gaz par an, soit l’équivalent des émissions de CO2 de 13,6 millions de voitures.

Les besoins en terres arables et la déforestation qu’ils entraînent, la consommation supplémentaire d’eau, de phosphates et de pesticides sont également à prendre dans le calcul : de 25 à 30 % de l’impact environnemental total de l’élevage selon Pr Okin. Sans oublier que, lorsqu’ils font leurs besoins, les animaux domestiques américains produisent autant de déjections qu’un tiers de leurs compatriotes humains…

Savez-vous combien de tonnes de déjections canines sont produites chaque jour à Paris ? Découvrez-le sur le Planetoscope…

Pour réduire l’impact environnemental des croquettes… optez pour un animal de compagnie non carnivore !

Selon les calculs de Gregory Okin, dans leur alimentation, les chiens et chats nécessitent un apport énergétique équivalent à un cinquième en moyenne de celui des humains. Or, les statistiques sur la possession d’animaux domestiques ne sont guère réjouissantes pour l’environnement : dans les pays émergents, comme la Chine, où avoir un animal de compagnie est un marqueur de statut social, le taux de possession de chiens et chats est en augmentation rapide.

Parallèlement, la qualité des croquettes s’améliore, les produits de certaines marques premium étant même comestibles par l’homme aujourd’hui. Conclusion de Gregory Okin : opter pour un animal de compagnie non carnivore réduirait l’impact négatif sur l’environnement, tout en procurant à son propriétaire les mêmes bienfaits émotionnels. La recherche par les industriels d’autres sources de protéines permettrait également de diminuer la dépendance des fabricants de croquettes vis-à-vis de la viande.

Illustration bannière : chien et chat mangent des croquettes © Eric Isselee
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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

5 commentaires Donnez votre avis
  1. on n’élève pas des animaux de boucherie rien que pour fabriquer des croquettes ! c’est absurde ! la plupart sont fabriquées avec les restes des plats préparés ou des déchets de découpe destinés aux humains…s’il n’y avait pas les fabricants de croquettes, tout cela serait jeté et gaspillé. adoptez un herbivore dit-il, mais l’herbivore émet aussi pas mal de GES ! seuls ceux qui ne sont pas nés n’en émettent pas. arrêtons de nous culpabiliser ! ce n’est pas comme ça qu’on persuadera les humains de changer de comportement. Il y a bien d’autres activités polluantes à “réguler” : la circulation des camions par ex. pour nous livrer et transporter sur des milliers de km des choses inutiles et que nous pouvons produire : pourquoi avons-nous importer des millions d’œufs contaminés des Pays-Bas alors que nous en exportons ?

  2. Le bilan carbone des EnR intermittentes est très mauvais (il faut des centrales thermiques en soutien permanent pour équilibrer le réseau). Personne ne le dit officiellement, et on continue à nous mentir sur leur virginité CO2. Par contre, on nous sort des articles foireux, comme celui-ci, qui ne présente aucun intérêt…

  3. Résumons. Je devrais donc, pour avoir une attitude écologiquement responsable, arrêter de récupérer des chiens dans des refuges, de préférence des “incasables” parce que tellement déglingués par leur vie d’avant qu’ils sont … compliqués et que personne n’en veut? Et adopter un lapin, ou, oui, tiens, un cheval? Et les chiens, on en fait quoi? Allez, pour se faire pardonner, ce monsieur pourrait peut-être se rendre au refuge le plus proche de chez lui, voir de près cette réalité-là, et offrir au refuge… quelques sacs de croquettes? Ils en ont toujours besoin!!! Au fait, j’espère au moins qu’il est végétarien cet homme!!!!

    • Une attitude “moral” pour la vie d’un chien n’est pas nécessairement écologiquement responsable. Si vous ne souhaitez pas euthanasier les chiens, faites les faire au moins castrer/stériliser !

      Par contre je me pose une question d’un point de vu moral:
      si un chien consomme à la louche une quantité de croquette de 15ans x 500g/j x 365j = 2700 kg de croquette.
      Et qu’un cochon d’élevage doit peser dans les 100kg.
      Ne vaut il pas mieux tuer le chien et sauver ainsi la vie d’une bonne trentaine de cochons qui ne seront pas tuer pour la fabrication des croquettes ? En plus on aura un impact bénéfique sur l’environnement !

  4. S’il vous plait, arrêtez ce type d’études et surtout de conseil : adoptez un herbivore, ayez une vache, un mouton ou un cheval dans votre jardin.
    Bon ça y est je crois que je suis prête à me désabonner de ces conn….ies
    adieu consoglobe

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