Une crèche écolo pour mon enfant

Les crèches écolo sont de plus en plus présentes sur le territoire. Conçues pour préserver l’enfant, rassurer les parents et respecter l’environnement, elles sont de plus en plus prisées et misent sur le naturel pour convaincre.

Rédigé par Aurore, le 22 Aug 2018, à 14 h 35 min

Des activités ludiques, du lavable et des aliments bio

Une crèche écolo peut privilégier également les textiles bio (draps, rideaux) et les couches lavables. La crèche Artois, à Besançon, est par exemple passée aux couches lavables avec succès. Au programme, des déchets diminués et la santé des bébés respectée.

Cela permet de diminuer le poids des déchets, d’opter pour des produits bio de qualité pour les plus petits.

Une crèche écolo utilise des couches lavables © TheWarkentin

Côté activités, nombreuses sont les crèches écolo qui proposent aux enfants des jouets traditionnels en bois, issus de forêts gérées durablement bien sûr !

Évidemment, on ne limite pas les enfants aux seuls jeux de bois, mais si les jouets et équipements proposés aux enfants sont en plastique, on s’assure qu’ils ne présentent aucun danger pour les petits et qu’ils sont sans phtalates par exemple. On privilégie également les produits de soin bio et écologiques.

Alimentation et gestion des déchets pour une crèche complètement bio

Si on n’y prête pas attention, les déchets générés par une crèche peut prendre des proportions importantes, entre les déchets issus de la restauration, les boîtes de lait ou les couches. Pour une crèche écolo, le B.A-BA veut qu’elle gère durablement ses déchets. Cela passe par plusieurs dispositifs : le tri sélectif, l’utilisation de couches lavables, le ré-emploi, l’installation d’un composteur…

Côté alimentation, il est important de proposer aux bébés une alimentation saine et respectueuse de l’environnement. L’alimentation d’une crèche écolo sera donc au maximum bio et locale. L’utilisation de plats déjà préparés est évitée pour limiter l’apport en sel ou exhausteurs de goût.

L’accent est mis sur les légumes, la saisonnalité et la découverte des goûts et saveurs afin d’éduquer le palais des tout petits à des produits bons pour leur santé et pour l’environnement.

Lire page suivante : des labels pour les crèches écolo

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Entre magazines, romans et presse générale, je suis une passionnée de l'information, qu'elle soit sérieuse ou décalée ! Consommer durable n'est pas qu'un...

2 commentaires Donnez votre avis
  1. Sur l’article, pour le compléter : il y a effectivement de nombreux établissements d’accueil de jeunes enfants qui s’inscrivent dans une démarche de consommation responsable, bien qu’elles n’affichent pas de labels ou ne font pas de démarche de marketing ou de communiaction autour de cela. Professionnelle dans ce secteur, je peux dire que l’information aurait été exhaustive en citant l’autre label national : dans le cadre du réseau éco-crèches, proposé suite à un accompagnement par une la coopérative Cerise (Rennes).
    Les établissements récents sont bien entendu plus en avance sur le bâti, et en terme de fonctionnement, les choses ont pu être mises en place en amont.
    Mais ce qui reste tout aussi important, ce sont les nombreux gestes au quotidien qui peuvent être effectués par les parents et les professionnel(le)s pour les enfants : alimentation, hygiène, jeux etc….mais quelle cohérence si c’est très « éco-responsable » à la crèche, et bcp moins à la maison ? et aussi attention aux « éco-gadgets » à la bonne conscience : quel intérêt environnemental de donner des gâteaux bio industriels suremballés ? plutôt qu’un bon dessert fait maison avec des produits locaux !
    Je pense qu’il ne suffit pas de dire : les élus doivent faire, doivent décider etc, car il est indispensable que les parents s’impliquent dans l’éducation de leurs enfants, en lien avec les professionnel(le)s pour assurer une cohérence, une continuité dans le message …
    être « éco » ou « écolo » dans son fonctionnement, dans son quotidien, c’est éviter les gaspillages, les consommations superflues et inutiles, c’est s’interroger sur l’impact environnemental de ses consommations (les déchets générés, les composants toxiques, les lieux et modes de fabrication), c’est éviter de céder aux sirènes de la pub et du marketing…
    c’est vouloir le meilleur pour son enfant, et tous les autres c’est à dire, le moins polluant (par rapport à l’eau, l’air, les ressources naturelles).

  2. Mon Dieu que tout cela est long à se mettre en place ! Il faut dire que si nos Elus admettaient l’urgence de favoriser (ou imposer) la création de crèches écolos, ils seraient ensuite bien obligés d’admettre que ce qui est bon pour les bébés est bon pour les enfants, et ils seraient contraints de créer des écoles où l’on mange bio, dans le calme (incroyable que si peu de cantines aient des revêtements anti-bruits…), construites avec des matériaux sains, et entretenues avec des produits sans COV… Puis de fil en aiguille les collèges, lycées, facs, entreprises, administrations, immeubles et maisons… Auraient-ils si peur d’ouvrir la boite de Pandore ? Il faut dire que la chimie et la malbouffe font vivre beaucoup d’entreprises, sans compter les Médecins : que deviendraient-ils si soudain on faisait de la prévention efficace en vivant et mangeant sainement depuis l’enfance ?

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