Comment apprendre la propreté à nos bébés en douceur

L’apprentissage de la propreté est souvent une source de stress pour les parents. On vous donne quelques astuces pour supprimer les couches en douceur !

Rédigé par Pauline Petit, le 2 Oct 2018, à 14 h 30 min

Alors qu’il s’agit d’un processus naturel, plutôt bien vécu par les enfants, la maîtrise des sphincters (et donc apprendre à se retenir lorsqu’on fait pipi ou caca) peut virer à l’obsession chez les parents. Il s’agit d’être un peu patients… et à l’écoute de son enfant pour apprendre la propreté en douceur.

L’apprentissage de la propreté, un processus naturel

Pour être propre, ou  plutôt « continent », il faut que votre enfant soit prêt psychologiquement et physiologiquement. Selon le stade de développement de l’enfant, cela se situe autour de deux ans. Pour la propreté nocturne, il faudra attendre l’âge de trois ans. Patience donc !

Quand mon enfant est-il prêt à être propre ?

Pour commencer à mettre l’enfant sur le pot, il faut observer les signes qui montrent qu’il s’intéresse à « la chose » : il commence à enlever sa couche tout seul, s’intéresse aux histoires de propreté, il montre quand sa couche est pleine…

propreté bébés

Sur le pot © Ivolodina

 

Encouragez-le dans ce processus en lui expliquant, avec des mots simples, le fonctionnement du pipi et du caca et laissez-le par exemple vous suivre aux toilettes.

Vous pouvez aider votre enfant à se passer de couches en l’aidant à mieux percevoir quand il est mouillé. Pour cela, les couches lavables sont préférables, car elles restent mouillées (un signal plus perceptible pour l’enfant).

Sans pour autant passer à l’hygiène naturelle infantile (le « zéro couche ») ou au pantalon fendu, on choisira des habits faciles à enlever par l’enfant pour l’aider à se déshabiller quand l’envie se fait sentir. On peut le laisser également les fesses à l’air un petit moment, si le climat le permet : c’est pourquoi l’été est souvent préférable pour l’apprentissage de la propreté.

On l’aide à s’approprier son pot : on n’en fait pas un objet sacré mais on peut définir un petit endroit dans les toilettes ou la salle de bains à son usage. L’enfant peut le décorer ou y coller des gommettes pour en faire un objet agréable à voir. Les Asiatiques, experts dans l’apprentissage de la propreté précoce, aident l’enfant à uriner sur le pot en faisant « psst, psst » avec la bouche : une façon de faire comprendre – et de donner envie – au bébé de faire pipi !

Expliquer les processus

On peut également aider à lui faire comprendre le vide et le plein avec des petits jeux de transvasement, de sable ou d’eau. Ces mécanismes l’aideront à comprendre ce qu’il se passe lorsque l’on « vide » son corps et qu’il ne faut pas en avoir peur.

propreté bébés

Pas de stress, chacun son rythme © Yaoinlove

La chasse d’eau peut également faire peur à l’enfant : on l’accompagne pour vider son pot dans les toilettes pour lui faire comprendre que c’est la destination normale de ses excréments.

L’accompagnement psychologique est très important : si être « sale » ou qu’il y ait de petits accidents n’est ni un drame, ni une honte, on ne glorifie pas non plus l’enfant qui a fait pipi sur le pot. Faire pipi ou caca sans couches n’est pas une gloire, c’est simplement un processus naturel.

On félicite son enfant, on lui fait comprendre que c’est bien sans pour autant en rajouter. Et la propreté viendra naturellement !

Illustration bannière : L’apprentissage de la propreté – © Iulian Valentin
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J'ai travaillé dans différents organismes, tous liés de près ou de loin aux questions qui me passionnent : la consommation durable et l'alimentation. J'ai...

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