Cosmétiques bio : gare au greenwashing

Du bio, ils en ont juste l’emballage. Les cosmétiques déguisés en produits naturels envahissent le marché et trompent les consommateurs peu avertis.

Rédigé par Maylis Choné, le 28 Nov 2016, à 11 h 41 min

C’est tout l’art du greenwashing : faire croire que l’on est bio. Ce système est devenu monnaie courante dans l’industrie des cosmétiques. Pas étonnant lorsque l’on sait que les contraintes de fabrication des produits conventionnels sont imposées par les industriels eux-mêmes.

Greenwashing et pétrochimie

Lorsque l’on arpente les rayons beauté des centres commerciaux, on voit la vie en vert. Tant de produits naturels devraient déjà nous interpeler, mais nous ne sommes pas toujours assez méfiants. Couleurs des emballages et produits naturels mis en avant nous laissent penser que tel shampoing ou tel soin du visage est vraiment naturel. Et pourtant…

Lorsque l’on retourne le flacon pour en consulter les composants, à part quelques extraits de pulpes ou d’huiles essentielles, le flacon est rempli de produits industriels, silicones, conservateurs synthétiques et de dérivés de pétrochimie. Le point commun entre les produits conventionnels est qu’ils contiennent tous au moins un ingrédient synthétique, ou polluant, ou polémique pour la santé.

Quels composants éviter ?

Gare à la publicité mensongère. Biodermerma, Yves Rocher, Lush, l’Occitane, Body Shop, Nectar of Nature (Carrefour)la liste dressée par Que Choisir(1)est longue. Entre ceux qui possèdent une gamme bio et une gamme conventionnelle et ceux qui ne fabriquent que du conventionnel « faux-bio », il faut être prudent avant de remplir son chariot de flacons aux gentilles promesses de concombre ou d’aloé vera.

La liste des composants est obligatoire sur les emballages. En voilà une autre pour vous aider à faire le tri : petrolatum, paraffinum liquidum, cera microcristallina, isohexadecane, tous dérivés de pétrole, X-siloxane, dimethicone, X-one, isopropyl-X, X-polymer, sodium laureth sulfate, tous SLS, butyl-, ethyl-, methyl-, PEG, PPG, BHT, EDTA, DMDM hydantoin, Phenoxyethanol, X-paraben, methylisothiazolinone, -benzophenone, parfum.

Illustration bannière : Cosmétiques vraiment bio ou greenwashing ? – © Yuriy Maksymiv Shutterstock
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2 commentaires Donnez votre avis
  1. une plainte a t elle etait deposee contre ces societes?

  2. C’est vrai qu’il faut se méfier, cela fait déjà un moment que je n’utilise plus de produits Yves Rocher ou autres.
    J’utilise plutôt Florame, Lavera et Coslys.

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