COP25 : le temps de l’action est venu

Pour lutter contre le réchauffement climatique, 200 États se rassembleront à Madrid du 2 au 13 décembre 2019 et prendront de nouveaux engagements. Le mot d’ordre de cette COP25 : ‘Time for action’ et il est vraiment temps de passer à l’action !

Rédigé par Aurélie Giraud, le 30 Nov 2019, à 10 h 10 min
COP25 : le temps de l’action est venu
Précédent
Suivant

Alors que tous les pays sont de plus en plus touchés par le changement climatique au travers de catastrophes naturelles, le sommet sur le climat de la COP25 à Madrid est très attendu. La conférence internationale sur le climat devrait permettre aux États de s’engager de façon claire à baisser les émissions de gaz à effet de serre.

Un bilan des Accords de Paris sur le climat

En 2015, 195 pays ont adopté un traité international visant à limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C au-dessus de la moyenne des températures préindustrielles afin d’éviter le pire face à l’urgence climatique de la planète.

Comment ces pays mettent-ils exactement en oeuvre ce traité ? C’est une des questions clés pour les milliers de personnes qui participeront aux négociations de la COP25, la 25e Conférence annuelle des 197 parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Initialement organisée à Santiago au Chili en proie à d’importantes contestations sociales, la convention aura finalement lieu à Madrid.

cop25

La 25e Conférence annuelle des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP25) va s’ouvrir lundi à Madrid © ricochet64

Malgré le changement de lieu de dernière minute, les pourparlers sont toujours prévus du 2 au 13 décembre. Des représentants de pays du monde entier se préparent à négocier des règles pour les marchés internationaux concernant les émissions de carbone, à étudier le financement et à préparer le monde à la prochaine décennie d’actions cruciales pour faire face à la crise climatique.

La ministre chilienne de l’environnement, Carolina Schmidt, présidera les négociations. Elle a déclaré : « Nous devons accélérer le rythme avec des mesures concrètes ».

Le slogan de cette COP25 est  très parlant : #Timeforaction : le moment d’agir.

Le Parlement européen déclare l’urgence climatique

En amont de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique de la COP25 à Madrid, les députés veulent des actions immédiates et ambitieuses pour limiter les effets du changement climatique.

Le Parlement a déclaré que l’UE devrait s’engager à réduire à zéro les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Pascal Canfin (RE, FR), président de la Commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire a déclaré : « Le Parlement européen vient d’adopter une position ambitieuse dans la perspective de la prochaine COP25 à Madrid. Compte tenu de l’urgence climatique et environnementale, il est essentiel de réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 55 % en 2030. Elle envoie également un message clair et opportun à la Commission quelques semaines avant la publication de la communication sur le Green Deal ».

Lire aussi : Quels enjeux pour la COP24 ?

Le Parlement européen a en ce sens déclaré, jeudi 28 novembre, l’urgence climatique et environnementale en Europe et dans le monde. Il demande à ce que la Commission s’assure que les propositions législatives et budgétaires répondent à l’objectif de limitation du réchauffement climatique à moins de 1,5 °C. Le Parlement demande à l’UE de soumettre sa stratégie visant à atteindre la neutralité climatique dans les meilleurs délais, et au plus tard en 2050, à la convention des Nations unies sur le changement climatique. Les députés demandent également à la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d’inclure cet objectif de réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 dans le Green Deal européen.

Mettre en oeuvre les décisions

D’autres questions seront également sur la table comme la réelle mise en oeuvre des décisions. Les pays présents à la COP25 discuteront des détails du financement climatique pour aider les pays en développement à s’adapter au changement climatique et à réduire leurs émissions de carbone. Dans des propos rapportés par Science et Avenir, Paul Watkinson, négociateur en chef pour la délégation interministérielle française sur le climat explique : « Ce n’est pas l’Accord de Paris qui manque d’ambition, mais c’est sa traduction dans la réalité dans les différents pays qui en manque »(1).

De nouvelles études montrent que les pays ne mettent pas en place les actions pour atteindre les objectifs. Pour le moment, seuls 68 pays ont affirmé qu’ils prendraient davantage d’engagements d’ici à 2020. Toutefois, ces pays ne représentent que 8 % des émissions mondiales. Pourtant, il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de 7,6 % par an dès 2020 jusqu’à 2030 pour limiter le réchauffement à +1,5°C. Aucune action ne laisse penser que les émissions de CO2 commencent à ralentir, en particulier celles générées par les énergies fossiles.

Malgré la présence de nombreux États à la COP25, le président Donald Trump a informé la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le 4 novembre 2019, que les États-Unis se retireraient de l’Accord de Paris. Les diplomates américains feront partie des négociateurs mais probablement pour la dernière fois. Les États-Unis devraient être officiellement retirés de l’Accord le 4 novembre 2020, moins d’une semaine avant le début de la COP26 à Glasgow, en Écosse. Une délégation américaine sera toujours invitée à assister à la conférence mais pas à négocier, à titre officiel, l’avenir de l’Accord de Paris.

Illustration bannière : La COP25 prévue à Santagio au Chili aura lieu à Madrid en Espagne – capture d’écran © cop25cl
Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...




1 commentaire Donnez votre avis
  1. Encore une COP pour rien qui va nous couter un pognon de dingue, pour voir encore la montagne accoucher d’une souris, l’Europe ne représente rien face à la Chine et les USA, de plus personne n’aura le courage d’aller dire aux dirigeants de Dubaï de réduire leur démesure de consommation en énergie.

Moi aussi je donne mon avis