Quels enjeux pour la COP24 ?

190 Etats, mais aussi des ONG et d’autres associations seront représentés à Katowice, en Pologne, du 2 au 14 décembre pour la COP24. Les absents de marque : les États-Unis, qui se sont retirés de l’Accord de PAris en 2017.

Rédigé par MEWJ79, le 2 Dec 2018, à 12 h 50 min

La COP24, 24e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, se tiendra à Katowice, une ville du sud de la Pologne, au coeur du bassin charbonnier de la Silésie, du 2 au 14 décembre. Objectif : valider l’Accord de Paris.

La COP24 en Pologne doit concrétiser l’Accord de Paris

Dimanche 2 décembre sera donné le coup d’envoi de la COP24, à Katowice, en Pologne. Diplomates, chefs d’État, experts, chefs d’entreprise et lobbyistes de 200 pays seront réunis pendant deux semaines, à la « Conference of the parties ». COP24 puisqu’il s’agit de la 24e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies (dite CNNU) sur les changements climatiques.

Lancement de la COP24 à Katowice © Milosz Maslanka / Shutterstock

Premier but : concrétiser en directives l’Accord de Paris, adopté le 12 décembre 2015. Ce nouvel événement doit ainsi permettre de mettre en application cet accord, censé contenir le réchauffement climatique à 2 degrés d’ici à 2100. Concrètement, cela signifie que le 16 décembre, jour de clôture, une feuille de route devra être rédigée pour que chaque État puisse appliquer l’accord.

Une aide annuelle de 100 milliards de dollars d’ici à 2020 pour les pays pauvres

Si les États-Unis se sont depuis retirés de l’accord, la France, qui s’est par exemple engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici à 2030, a autorisé sa ratification le 15 juin 2016. Lors de cette COP24, on attend donc que tous les pays présents s’engagent à intensifier leurs efforts, notamment par une drastique réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Réduire ses émissions de gaz à effet de serre, une nécessité © pedrosala

En effet, les engagements actuels conduiraient, selon le GIEC, à une hausse de la température moyenne mondiale de plus de 3°C par rapport à l’ère préindustrielle et selon le dernier bilan de l’agence météorologique de l’ONU, les quatre dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées. Et pour y parvenir, la COP24 prévoit une aide annuelle de 100 milliards de dollars d’ici à 2020 pour aider les pays pauvres à atteindre ces objectifs.

Bons ou mauvais élèves ?

Enfin, si la Chine est le premier émetteur de gaz à effet de serre au monde, elle pourrait bien être un allié de poids pour l’Union européenne et les Canadiens devant les États-Unis. Ainsi, la Chine a atteint les objectifs qu’elle s’était fixés pour 2020 en termes d’émissions de gaz à effet de serre, et est le premier investisseur mondial en énergie propre.

Mais les Chinois construisent toujours, malgré leurs promesses, de nouvelles centrales thermiques…

La Chine, premier émetteur de gaz à effet de serre au monde © Bo1982

Et que dire de la Pologne qui accueille la COP24 ? Le pays n’est pas vraiment un exemple à suivre : il émettait déjà 7,63 tonnes annuelles de CO2 par habitant en 2016 d’après l’Agence internationale de l’énergie (contre 4,38 tonnes pour la France). Aujourd’hui, la Pologne tire actuellement 80 % de son électricité du charbon, dans des centrales thermiques obsolètes et passe donc pour le plus mauvais élève de l’Europe en la matière. 

Illustration bannière : Quels enjeux pour la COP24 ? – © ricochet64
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Journaliste, je fais le grand écart entre football et littérature jeunesse.

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