Contrôle technique : bientôt un test anti-pollution renforcé

Le scandale du dieselgate, initié par la découverte d’un logiciel truqueur dans certaines Volkswagen, pratique que d’autres constructeurs sont également soupçonnés d’avoir adoptés, a un bon côté : bientôt, les véhicules en circulation seront peut-être aussi testés quant à leur taux de pollution réelle.

Rédigé par Valérie Dewerte - De Bisschop, le 2 Sep 2016, à 14 h 40 min

Et pourtant, ces contrôles anti-pollution renforcés étaient déjà dans les tuyaux depuis quelques années. Mais leur mise en oeuvre traînait en longueur. On comprend aisément pourquoi, désormais, grâce au scandale du dieselgate. En conditions réelles, la plupart des voitures diesel testées, même récentes, polluent parfois jusqu’à 15 ou 20 fois plus que la norme à laquelle ils sont soumis ne les autorise.

Un test anti-pollution plus précis et plus complet

Pour l’instant, le contrôle technique automobile teste déjà les gaz d’échappement, mais le test n’est pas très exigeant et se limite au strict minimum. L’opacité des fumées pour les moteurs diesel, le monoxyde d’azote, pour les moteurs essence.

Depuis ce jeudi, une quinzaine de centres de contrôle technique du réseau Dekra testent les gaz d’échappement plus finement, en anticipant sur ce que la loi devrait imposer à partir de 2019.

Ces centres ont été équipés d’appareils spéciaux, assez coûteux (5 000 €), et le test prolonge la durée du contrôle technique de cinq minutes, ce qui représente également un manque à gagner pour le centre, l’empêchant de prendre autant de rendez-vous que souhaité dans la journée.

Contre-visite obligatoire en cas de dépassement des seuils de pollution autorisés

L’arrivée prochaine de ces tests devrait donc avoir pour conséquence un renchérissement du coût du contrôle technique, mais surtout, surtout, pour les automobilistes dont le véhicule sera détecté en dehors des plafonds autorisés, une grosse dépense supplémentaire à la clef. Il leur faudra en effet passer une contre-visite, et pour cela, faire régler l’injection électronique et la carburation de leur véhicule, au mieux, ou, au pire, faire changer des équipements, notamment le système anti-pollution, ou le filtre à particules, si ceux-ci s’avèrent défectueux ou inopérants.

Néanmoins, pour l’instant, les valeurs de référence, c’est à dire les niveaux de pollution à ne pas dépasser lors de ces tests en conditions réelles n’ont pas encore été fixés. C’est sur ce point précis que la bataille entre les constructeurs et les pouvoirs publics va se jouer, si toutefois les constructeurs automobiles se préoccupent encore des voitures qu’ils ont vendues, parfois depuis plusieurs années.

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1 commentaire Donnez votre avis
  1. Bêtise que ce test, car aucun garage ne peut régler un diesel, il n’en a ni les moyens technique ni humain, j’avais déjà demandé à une concessionnaire Citroën de pourvoir régler ma voiture à l’époque, ils ne savent pas faire et n’ont pas les appareils adéquat. Ils savent changer les injecteurs mais ne savent pas régler une pompe à injection sur les anciennes voitures. Pour ce faire il faut un dieseliste qui ne coure pas les rues.
    Les nouvelles voitures sont plus compliquées avec l’injection common Rail.
    Donc celui qui a une voiture qui ne passe pas ce test, il faut la changer…….

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