Le commerce équitable se met en musique

Rédigé par Consoglobe, le 3 Sep 2008, à 11 h 44 min

On connaissait le café, le thé, le riz.. voici la "musique équitable" ! Face à une industrie du disque en pleine crise, de nouveaux acteurs sont apparus, principalement sur internet, avec pour objectif une rétribution plus "juste" des artistes qui ne peuvent vivre de leur métier et de leur passion. Présentation de ces initiatives.

Sur un air de crise…

Aujourd’hui, quatre multinationales (Universal, Sony BMG, la Warner et EMI) règnent sur l’industrie du disque, imposant des produits qui répondent à des logiques avant tout d’ordre marketing. Ces majors se partagent ainsi 80 % des parts du marché du disque en France, une concentration qui met en danger la diversité musicale et laisse sur le carreau de nombreux artistes, comme en attestent certains chiffres :

  • en 2004, 90 % des disques vendus représentait moins de 5 % du total des références,
  • en 2005, sur cinq nouveautés, quatre d’entre elles étaient produites par un de ces majors,

commerce équitable en musique

De même, sur un disque vendu à un prix de 17 euros, l’artiste ne touche que 90 centimes. Des constats qui ont poussé des associations et professionnels à créer par Internet un rapport direct entre l’artiste et le public sur le modèle du commerce équitable.

Reshape music, le label "équitable"

Fondé en 2006 et à l’origine de la notion de "musique équitable", Reshape Music se définit comme le premier label "éthique et participatif". Son site Internet regroupe ainsi une trentaine d’artistes indépendants, aux styles musicaux parfois peu médiatisés, et repose sur plusieurs principes :

  • la fixation du prix de l’album : le site fixe une échelle de prix permettant à l’internaute de décider du prix d’achat. Un prix est ce