Si les humains vivaient comme des cigognes blanches…

Au regard des autres oiseaux, la cigogne blanche est particulièrement grande. Sa taille et son mode de vie font qu’elle n’a en plus que peu de prédateurs naturels, mais tout ceci ne tombe pas du ciel… Et si nous avions dû faire ce que les cigognes ont fait pour nous adapter ?

Rédigé par Julien Hoffmann, le 24 Jul 2020, à 18 h 10 min

Les grands échassiers comme la Cigogne blanche sont toujours un spectacle fascinant à observer. Ceci est vrai pour leurs rituels de reproduction (claquements de bec impressionnants, etc.) comme pour leurs nids (jusqu’à 1,5 mètre de diamètre !). Mais posons-nous la question ici de savoir si nous serions capables de faire ce qu’elles ont fait…

Nous adapterions au terrain

La cigogne blanche (Ciconia ciconia) a une réelle faculté d’adaptation au terrain sur lequel elle vit quand il s’agit de rechercher de la nourriture. Animal relativement grand, du moins assez pour n’avoir quasiment pas de prédateurs, il lui faut cependant trouver suffisamment de nourriture pour survivre.

Un champ fraîchement labouré ? La cigogne blanche répondra à l’appel © Mert Gorkem Onses

Pour se faire la cigogne blanche va mettre à profit le terrain sur lequel elle évolue en fonction des différents événements qui y surviennent.

C’est ainsi que, quand passe une charrue ou quand une prairie est fauchée, les cigognes sont quasi systématiquement présentes pour venir y chasser les petits animaux qui ont été dérangés ! Il en va de même lors de crue ou lors de feux en tous genres quand elles sont en migration en Afrique lors de la mauvaise saison.

Lire aussi : Quand il fait trop froid pour les cigognes !

Nous utiliserions des outils

La cigogne blanche est bien connue pour ses nids imposants qui peuvent peser mesurer jusqu’à 2 m de haut et peser jusqu’à 400 kg. Pour réaliser un tel ouvrage on se doute bien qu’elle a appris à utiliser certains matériaux à l’aide de son bec.

Plus étonnant par contre, est le fait qu’elle va également récolter des mousses qu’elle trempe ensuite dans l’eau comme une sorte d’éponge. Une fois cette opération effectuée, elle apporte cette mousse pleine d’eau au-dessus de ses jeunes et les presse pour leur donner à boire.

De la mousse pour le nid ou pour les petits ? © Fercast

Si en règle générale la cigogne blanche n’a pas besoin de boire car elle trouve l’eau dans les animaux qu’elle consomme, cette technique peut faire la différence entre la vie et la mort de des cigogneaux.

Même les couples homosexuels adopteraient des petits

Afin de sauver la cigogne quand l’espèce était au bord de l’extinction (9 couples seulement en 1974), les centres de sauvegarde et de réintroduction ont essayé bien des techniques pour sauver un maximum de jeunes.

Il s’est ainsi avéré qu’apporter des oeufs à des couples qui n’en avaient pas (ou plus) fonctionnait très bien et que le taux de survie était tout aussi bon qu’avec les parents naturels.
Tout aussi étonnant est le fait que les couples homosexuels (de mâles) ont le même comportement et le même succès dans l’élevage de cigogneaux que les couples hétérosexuels.

On peut actuellement dire que, d’une certaine manière, cette capacité à faire en sorte que les jeunes survivent a participé à la sauvegarde de l’espèce tout entière.

Illustration bannière : Nid impressionnant de cigognes blanches © tstockphoto
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